Les conseils d'écriture by Christine

Pour écrire un roman

L'atelier d'écriture by Christine présente ses conseils d'écriture pour écrire un roman et devenir écrivain.

Vous avez décidé de vous consacrer à l'écriture et vous cherchez des conseils pour écrire des nouvelles et ce roman que vous avez en tête depuis un moment ? 

Christine vous livre ses astuces et techniques d'écriture pour construire un roman, créer une intrigue captivante, écrire le premier jet, se relire et retravailler son texte, terminer l'écriture de son

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premier roman, tenter d'être publié par une maison d'édition ou choisir l'auto-édition.

Elle partage également ses secrets d'écrivain pour mettre en place la fameuse « discipline », indispensable à quiconque souhaite aller jusqu'au bout de ses projets d'écriture créative et mettre le point final à ses manuscrits.

Chaque vidéo traite d'une technique d'écriture précise ou d'un conseil pratique pour réussir à écrire régulièrement.

Conseil d'écriture n°1 :

écrire, ça s'apprend !

Conseil d'écriture n°2 :

écrire, c'est du travail !

Il existe un mythe selon lequel l’écriture créative serait un don inné.

Selon ce mythe, on ne devient pas écrivain, mais on est écrivain de naissance. Comme si ce talent était un don du ciel, ou qu’on était foudroyé par l’inspiration qui nous pousse à écrire.

De ce mythe découlent deux croyances limitantes :

  • La première, c’est que l’écriture serait réservée à une élite, à quelques personnes choisies ;

  • La deuxième, c’est qu’avoir du talent nous dispenserait de fournir des efforts pour écrire un livre.

Or, ces deux croyances sont fausses :

  • L’écriture n’est pas réservée à une élite. A priori, tout le monde peut écrire.

  • Ensuite, si l’on a du « talent » mais qu’on n’en fait rien, cela ne fait pas de nous des écrivains.

Comme on apprend par exemple à jouer d’un instrument de musique ou à peindre, écrire ça s’apprend.

Il y a des techniques à connaître, une pratique à mettre en place, une réflexion à mener si l’on veut produire un texte satisfaisant.

L’apprentissage des techniques d’écriture vous permet non seulement de comprendre les rouages de l’écriture, mais aussi de construire votre roman.

Apprendre ces techniques, c’est investir du temps pour en gagner par la suite, car ces techniques vont prévenir ce qu’on appelle communément les « blocages ». Nous aurons l’occasion de reparler des blocages dans une prochaine vidéo.

Puisqu’écrire ça s’apprend, retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Comme le disait Thomas Edison, le célèbre inventeur, « le génie, c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration. »

Et oui, avoir de bonnes idées et des prédispositions pour l’écriture ne nous dispense pas de transpirer, c’est-à-dire de tra-va-iller.

 

Ecrire, c’est accepter de passer des heures et des heures à construire son roman, développer ses personnages, travailler son texte, le couper, ajouter, revenir en arrière pour s’assurer de la cohérence de l’ensemble, retravailler le texte encore et encore pour trouver le mot juste.

 

Pensez au menuisier qui passe des heures et des heures à poncer le bois pour lui donner un rendu parfait, à la satisfaction qu’il ressent lorsque le meuble sur lequel il a travaillé est enfin prêt.

Balzac, quant à lui, travaillait entre 15 et 18 heures par jour, et réécrivait la même page jusqu’à 16 fois ! On voit qu’il n’est pas né Balzac, mais qu’il a travaillé toute sa vie pour devenir le grand écrivain qu’on connaît.

 

On dit que pour toute pratique, il faut avoir passé 10 000 heures à travailler un même sujet avant de le maîtriser vraiment.

Mais si l’on est passionné et persévérant, ces heures ne seront pas une corvée. Elles deviendront vite une habitude, puis un plaisir, voire un besoin.

Ecrire, c’est donc du travail. Mais la bonne nouvelle, c’est que si l’on est prêt à travailler, cela veut dire qu’on peut tous y arriver !

Alors au travail, et à bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

écrire, c'est de la discipline !

Cette semaine, je voudrais vous parler d’une difficulté que rencontrent presque tous les écrivains.

L’envie d’écrire est là, les idées ne manquent pas, mais comment écrire régulièrement, tenir sur la durée, être discipliné jusqu’au point final de votre manuscrit ?

L’écrivain japonais Murakami, dans son livre Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, dresse un parallèle intéressant entre l’écriture et la course à pied. Selon lui, l’écrivain doit posséder deux qualités, la concentration et la persévérance, qui se travaillent de la même manière qu’on s’entraîne pour courir un marathon.

En résumé : plus vous courez, et plus il est facile de courir. Plus vous écrivez et plus il est facile d’écrire.

 

Comment être discipliné ? En écrivant tous les jours. En se fixant un objectif réaliste, pas trop ambitieux pour commencer. Car un objectif trop difficile à atteindre est la meilleure façon de se décourager et d’abandonner aussi vite qu’on a commencé !

A l’inverse, si vous commencez par un objectif réaliste et réalisable, tel que « écrire 15 minutes chaque jour pendant une semaine », vous ressentirez une satisfaction et un plaisir à atteindre cet objectif, et très vite, vous aurez envie d’en faire plus, et de revoir votre objectif à la hausse.

15 minutes chaque jour, cela semble peu, mais vous seriez étonné de constater la quantité de pages écrites au bout d’une semaine si vous vous êtes tenus à cette discipline.

Faites de l’écriture un rendez-vous quotidien, comme prendre votre petit-déjeuner ou lire avant de vous coucher, et l’écriture fera vite partie de votre routine.

Tous les écrivains vous le diront : Être un écrivain, ça veut dire écrire tous les jours.

Raymond Chandler, le grand écrivain de romans noirs, a avoué que même s’il n’écrivait rien, il s’obligeait à s’asseoir à sa table chaque jour sans exception.

Alors écrivez chaque jour, et à bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

écrire, c'est être clair et précis !

On croit que l’écrivain doit posséder deux qualités avant tout : l’imagination et la créativité.

C’est vrai, mais si votre but est d’être lu par les autres, votre priorité numéro un est d’être clair et précis.

Pourquoi ? Parce que pour pouvoir apprécier la beauté ou l’originalité d’un texte, le lecteur a besoin avant tout de saisir ce que l’auteur veut exprimer.

Pour être clairs, vous devez maîtriser la langue et connaître ses règles de fonctionnement, comme la grammaire, la syntaxe, la ponctuation.

Si une phrase est mal construite, elle paraîtra lourde, ou bien elle ne sera pas comprise par le lecteur. Préférez une syntaxe simple, telle que sujet, verbe, complément, plutôt que de viser l’originalité qui pourrait avoir l’effet de créer une confusion chez le lecteur.

Pour la ponctuation, vous devez en mettre suffisamment, mais pas trop non plus. Vous devez surtout connaître la fonction de chaque signe de ponctuation et les utiliser à bon escient. Sachez qu’il est généralement recommandé de ne pas abuser des signes de ponctuation dits « forts », tels que les points de suspension, le point d’exclamation et le point d’interrogation.

Pour être précis, vous devez recourir à un vocabulaire riche et varié pour exprimer avec justesse vos idées.

Si vous voulez décrire une ambiance, expliquer un concept, partager une émotion, employez un terme dont vous êtes certains de connaître le sens, plutôt qu’une expression toute faite ou une métaphore mal maîtrisée.

Pour enrichir votre vocabulaire, rien de tel que d’avoir toujours un dictionnaire à portée de main !

 

Si vous n’êtes pas clairs et précis, la conséquence finale, c’est que le lecteur décrochera de votre texte et arrêtera de vous lire. Et ça, c’est ce que vous voulez éviter à tout prix !

N’hésitez pas à demander à une tierce personne de vous relire. Elle vous signalera grâce à son œil extérieur les passages qui manquent de clarté et de précision.

Soyez clairs et précis, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°3 :

Conseil d'écriture n°4 :

Conseil d'écriture n°5 :

écrire, c'est avoir des doutes !

Conseil d'écriture n°6 :

écrire, c'est faire des choix !

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un aspect essentiel de l’écriture :

Lorsqu’on écrit, l’un des freins qui nous ralentit souvent, pour ne pas dire constamment, c’est le doute.

Le doute, c’est cette petite voix qu’on entend dans sa tête et qui nous chuchote « Tu n’y arriveras jamais », « Tout ce que tu écris n’a aucune valeur », « Qui es-tu pour avoir la prétention d’écrire un livre ? »

Si vous avez déjà essayé d’écrire sérieusement, vous avez sans doute déjà entendu cette petite voix. Celle-ci n’est autre que votre auto critique.

Sachez qu’il est tout à fait normal de douter de soi-même. C’est même plutôt bon signe.

Un texte bien écrit et abouti, agréable à lire et créant de l’émotion chez le lecteur, n’est jamais le résultat du premier jet. Bien écrire, cela demande du temps, des efforts, du travail. Il est normal de douter durant toute cette période où l’on corrige et réécrit son texte pour l’améliorer.

A titre d’exemple, Hemingway a réécrit la fin de son roman L’Adieu aux armes 39 fois avant d’être satisfait.

 

Comment contrer le doute lorsqu’il se manifeste et ne pas le laisser s’installer et nous paralyser ?

En continuant à écrire coûte que coûte, en trouvant le courage d’avancer malgré tout, car l’auto critique finira par se taire… jusqu’à sa prochaine réapparition.

Et oui, il faut accepter l’idée que le doute est, et restera un compagnon de route sur le chemin de l’écriture.

 

N’oubliez pas que douter de soi, se remettre en question, c’est aussi ce qui nous fait progresser.

Souvent en écriture, ce n’est pas le manque de confiance en soi qui fait qu’on n’y arrive pas, mais le manque de courage et de travail.

Alors écrivez coûte que coûte, malgré les doutes, et à bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Quand on écrit, on ne peut pas tout dire.

Vouloir aborder plusieurs thèmes dans un même écrit, parce que chacun de ces thèmes nous tient à cœur, est une erreur.

Que ce soit pour un billet de blog, un article, un poème, une nouvelle, et même un roman, vous devez choisir un seul thème, et vous y restreindre.

Pourquoi ? Parce que si à l’inverse, vous abordez plusieurs thèmes à la fois, vous allez diluer votre propos et par conséquent, le message de votre texte perdra de sa force.

 

Un thème doit être bien défini.

Si par exemple vous voulez écrire un article ou même un roman qui s’inspire d’une de vos expériences, disons un voyage au Maroc par exemple, le thème du roman devra être plus précis que simplement « le Maroc ». Cela pourrait être « l’hospitalité inégalée des Marocains » ou « la condition de la femme au Maroc » ou « Casablanca, la ville blanche devenue grise ». Mais vous ne devriez pas parler de ces trois thématiques en même temps, car aucune ne sera alors mise en valeur. 

Il vous faut donc définir et choisir votre thème, c’est-à-dire le fil conducteur de votre écrit, et vous y tenir.

 

« Mais j’ai du mal à choisir ! »

Que faire s’il y a plusieurs thèmes qui vous tiennent à cœur et sur lesquels vous voulez vraiment écrire ? Et bien écrivez plusieurs textes ! Mais astreignez-vous à un thème par texte.

Et si pendant votre écriture, vous vous retrouvez malgré tout à écrire sur un autre thème, coupez ces parties qui s’écartent du thème principal et gardez-les pour un prochain écrit.

 

Alors faites les bons choix, et à bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°7 :

écrire, c'est faire bon usage des lieux !

Conseil d'écriture n°8 :

écrire, c'est aussi lire beaucoup !

Cette semaine, je suis dans un lieu mythique : Venise, ville des amoureux, des gondoles, de la place St-Marc et de ses fameux canaux. Un lieu comme Venise peut être une source d’inspiration et de création littéraire.

Aussi, mon conseil d’écriture cette semaine est le suivant : « Ecrire, c’est faire bon usage des lieux ! »

Quand on construit un roman, on pense avant tout à l’idée de départ, aux personnages et à l’histoire que ceux-ci vont porter. Mais on a tendance à négliger un élément tout aussi important : le lieu. 

Un lieu est toujours porteur d’une histoire, d’une ambiance, d’un potentiel dramatique ou romanesque. Choisissez donc votre lieu en fonction du genre de votre roman, ou de son intrigue.

Par exemple, si vous écrivez l’histoire d’une femme en quête d’émancipation et de liberté, choisir un lieu où la condition de la femme est problématique va rendre la lutte de votre protagoniste plus difficile, et donc l’histoire plus prenante pour vos lecteurs. 

Une fois que vous avez déterminé votre lieu, comment le décrire ?

 

Utilisez vos cinq sens !

Pour décrire un lieu de manière vivante, utilisez vos 5 sens. Ne décrivez pas uniquement ce qui est saisissable par la vue, mais décrivez également les odeurs, les bruits, les sensations.

Gardez en tête que votre objectif n’est pas de peindre un tableau pour votre lecteur, mais de lui donner la sensation d’être dans le tableau. Le lecteur doit pouvoir dire « j’y étais ! »

Pensez spécifique, et non générique !

Reliez toujours le lieu à votre intrigue, pour le rendre spécifique, plutôt que de le décrire de manière générique.

Dans votre roman, le lieu doit toujours être décrit à travers les yeux et les émotions de vos personnages, et jamais de manière factuelle et objective.

Par exemple, si votre roman a lieu à Venise, plutôt que de décrire la place St-Marc, la basilique, les ponts, comme le ferait n’importe quel guide touristique, décrivez le Grand Canal vu par le héros qui y a perdu sa bien-aimée, noyée dans ces eaux. 

Alors, choisissez bien vos lieux et décrivez-les de manière spécifique, et à bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Pourquoi faut-il lire beaucoup pour bien écrire ?

Parce que, comme dans toute discipline, on apprend par l’observation des maîtres avant de pratiquer nous-mêmes.

Observer le rythme, le choix de mots et le style des auteurs de référence va vous aider à comprendre ce qu’est un texte bien écrit, avant de trouver votre propre manière d'écrire.

Par ailleurs, nous l’avons déjà dit dans un précédent conseil d’écriture : écrire, c’est être clair et précis. Pour être précis, vous devez avoir un vocabulaire suffisamment riche. Lire beaucoup lire permet d’enrichir son vocabulaire.

Qu’entend-on par « beaucoup » ?

Lisez tous les jours. Le plus possible selon votre temps libre.

On a tous des temps morts, des temps d’attente au cours de notre journée. Ayez toujours un livre à portée de main, et ouvrez-le lorsque vous patientez quelque part, plutôt que de saisir machinalement votre smartphone.

Prenez également l’habitude de lire le soir avant de vous coucher. On lit bien une histoire aux enfants pour les border, alors pourquoi ne pas avoir le même rituel pour soi-même ?

Stephen King a dit, « Si vous n’avez pas le temps de lire, vous n’avez ni le temps ni les outils pour écrire. »

Quoi lire ?

Lisez avant tout le genre de livres que vous avez envie d’écrire.

Mais pas uniquement. Lisez de tout.

Lisez des livres qui vous plaisent. Lisez aussi des livres qui vous paraissent moins faciles d’accès ou vers lesquels vous n’iriez pas instinctivement, comme les grands classiques de la littérature, des essais, des livres techniques ou de la poésie.

« Lisez, lisez, lisez ! disait William Faulkner. Lisez de tout, du bon, du mauvais, les classiques, les navets, et étudiez comment les autres font. Lisez et vous absorberez. »

Soyez donc curieux de ce qui se fait et existe en littérature. Pour bien maîtriser un art, vous devez avoir de bonnes connaissances dans cette discipline. 

Gardez en tête que vos lectures influencent votre écriture. Aussi, plus vous serez exigeant sur la qualité de vos lectures et plus votre écriture sera tirée vers le haut.

 

Quelques idées de lecture !

L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie, pour ses personnages flamboyants et sa façon de raconter une part méconnue de la grande Histoire.

Tous les livres de Jeffrey Eugenides, qui sont des bijoux d’aboutissement, tant au niveau de la structure, des personnages, du style, que des thèmes abordés.

L’Usage du monde de Nicolas Bouvier. Une lecture moins facile, mais des mots qui font voyager et réfléchir.

The Catcher in the Rye de J.D. Salinger, ou L’Attrape-cœurs en français, à lire en anglais car la traduction française n’est pas très satisfaisante. C’est le seul livre que j’ai lu près de 10 fois, qui me fait rire, pleurer, réfléchir et me donne envie d’écrire.

Alors, lisez beaucoup et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°9 :

écrire, c'est dépasser ses blocages !

Conseil d'écriture n°10 :

écrire, c'est créer des personnages vivants !

Cette semaine, je voudrais vous parler d’un sujet très important, commun à tous les écrivains;

On me dit souvent : « J’ai toujours eu envie d’écrire, ou j’ai écrit dans le passé, mais aujourd’hui je suis bloqué. »

Les blocages viennent de l’idée reçue que dès qu’on se met à son bureau, on devrait être frappé par l’inspiration et se mettre à écrire de façon magique, et de ce premier jet devrait résulter un texte parfait.

C’est faux.

Oui, il peut arriver qu’on ait des moments de grâce, qu’on écrive porté par l’inspiration, mais dans la réalité, ces moments-là sont rares. La majeure partie du temps, écrire n’est ni automatique, ni facile. On se met à écrire et on passe par des phases de doutes, de difficultés, de découragement, mais si on persiste, on connait aussi des phases de joie, de fulgurance, de révélation.

Les blocages, c’est s’arrêter à la phase de doute et ne pas persister. 

 

Comment dépasser ses blocages ?

Relisez un passage d’un de vos livres préférés ou un extrait d’une œuvre dont vous admirez particulièrement le style. Cela va vous encourager à retourner à votre propre projet d’écriture.

 

Ecrivez de façon automatique pendant 5 minutes, sans vous souciez d’écrire bien. Vous pourrez, et devrez de toute façon, revenir sur votre texte plus tard, pour l’améliorer. Dans la plupart des cas, ces 5 minutes d’échauffement vous permettront d’être lancé et de continuer à écrire.

Vous pouvez démarrer en reprenant la dernière phrase que vous avez écrite, ou partir sur une nouvelle scène ou une nouvelle idée par exemple.

 

Sachez toujours où vous en êtes dans votre écriture et quelle est l’étape suivante. Souvent, on est bloqué parce qu’on ne sait pas comment continuer.

Enfin, rappelez-vous et acceptez qu’écrire, cela demande du travail et du courage !

Alors, ayez du courage, dépassez vos blocages et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Lorsque vous écrivez de la fiction, ce sont les personnages qui vont porter votre histoire, et le message que vous voulez faire passer à travers l’écriture. Il est donc très important que ces personnages soient vivants.

 

Qu’entend-on par vivant ?

Vos personnages doivent être crédibles, et non pas stéréotypés ou caricaturaux, pour que le lecteur puisse se plonger dans l’histoire.

Ils doivent être attachants, pour que le lecteur ait envie de les suivre.

Ils doivent également être porteurs de valeurs universelles, pour le lecteur s’identifie.

Pour créer un personnage vivant, vous devez le rendre unique.

Pour cela, donnez-les des caractéristiques particulières, comme une cicatrice, une habitude incongrue, un tic de langage par exemple, qui feront que votre personnage se démarquera ; plutôt que de lui donner des attributs passe-partout, comme « il était grand, brun, et avait un regard ténébreux. » Pensez spécifique, et non générique.

 

Donnez également à votre personnage une force ou un talent exceptionnel. Attention, exceptionnel ne veut pas forcément dire surnaturel. Une force exceptionnelle peut tout à fait être : le courage, la détermination, l’empathie.

 

Donnez aussi à votre personnage une faille, c’est-à-dire une faiblesse. Cela peut-être un handicap physique, une blessure émotionnelle, une phobie, ou un proche qu’il veut à tout prix protéger. Cette faille, c’est ce qui rendra votre personnage humain, et donc vivant et crédible. (Même les super héros ont chacun une faille.)

Prendre le temps de construire vos personnages, de bien les connaître, de leur donner de l’épaisseur et de la profondeur sera forcément bénéfique à votre récit. Plus les personnages sont développés et plus votre histoire sera complexe et intéressante.

 

Pour développer vos personnages, vous pouvez faire une fiche détaillée pour chacun d’eux.

Cet outil vous permettra non seulement de vous poser des questions sur leur identité, mais aussi de vous assurer de leur cohérence, et donc de leur crédibilité.

 

Alors, créez des personnages vivants et à bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°11 :

écrire, c'est avoir des messages à faire passer !

Conseil d'écriture n°12 :

écrire, c'est créer des dialogues crédibles !

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un aspect sous-estimé de l’écriture ;

Pourquoi écrit-on ? Nous avons tous nos raisons d’écrire et celles-ci peuvent être différentes d’une personne à une autre. Cela peut être le plaisir personnel, l’envie de garder une trace de certaines expériences, la recherche du beau. Mais on écrit aussi et surtout parce qu’on a des messages à faire passer.

Dans « Pourquoi j’écris ? », George Orwell, auteur du célèbre 1984, dit : « Quand je décide d’écrire un livre, je ne me dis pas : je vais produire une œuvre d’art. J’écris ce livre parce qu’il y a un mensonge que je veux dénoncer, un fait sur lequel je veux attirer l’attention, et mon souci premier est de me faire entendre. »

 

Qu’est-ce qu’un message ?

C’est une opinion ou une conviction personnelle qui vous anime et que vous souhaitez partager avec le plus grand nombre. Le message, c’est ce qu’il reste de votre histoire, une fois que vous avez enlevé l’intrigue. Dans les moments de doute et de découragement, le message, c’est aussi ce qui va vous motiver à revenir à l’écriture, car c’est la raison initiale et profonde pour laquelle vous avez commencé à écrire.

 

Tous les livres doivent-ils avoir un message ?

Il n’y a pas de règle absolue et beaucoup de livres n’ont pas de message clairement identifié. Mais avoir un message donnera une dimension supplémentaire, de portée universelle, à votre histoire.

Certains livres ne sont ni réalistes, ni philosophiques, ni politiques, comme les romans policiers ou les livres de science-fiction. Leur but premier est de divertir le lecteur avec une intrigue ou un univers original. Mais s’ils sont de qualités, ces livres sont également porteurs d’un message.

Avoir un message, c’est ce qui fait de vous un écrivain unique.

 

Quels sont mes messages ?

Plus souvent qu’on ne le pense, les histoires qu’on veut raconter sont porteuses d’un message sans qu’on en soit conscient.  Pour savoir quels sont les messages de vos livres, posez-vous les questions suivantes : « Pourquoi est-ce si important pour moi d’écrire cette histoire ? » « Qu’est-ce que j’aimerais que le lecteur retienne une fois qu’il a fini le livre ? »

Les grandes thématiques de votre vie, vos valeurs, les causes que vous défendez, sont souvent la source de vos messages.

Alors écrivez pour faire passer des messages, et à bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Lorsque vous écrivez de la fiction, votre récit doit nécessairement comporter des dialogues. Les dialogues ont plusieurs fonctions au sein d’un texte, et notamment celle de dynamiser votre récit. En donnant la parole à vos personnages, votre histoire peut gagner en intensité, en énergie, en authenticité.

Mais encore faut-il maîtriser l’écriture des dialogues !

Comment écrire des dialogues qui sonnent justes ?

Souvent, on fait l’erreur de croire que pour être crédible, un dialogue doit être une imitation fidèle de la langue orale. C’est faux !

Lorsqu’on écrit un dialogue, on doit s’abstenir des tics de langage ou des tournures vides de sens, dont notre parole dans la vie courante est truffée. Des mots tels que « Alors », « écoute », « tu vois ce que je veux dire » n’apportent rien à un dialogue, et n’y ont donc pas leur place.

Tous vos personnages doivent avoir chacun une voix distincte, c’est-à-dire parler sur un rythme différent, employer un vocabulaire qui leur est propre, adopter différentes tonalités. Ils peuvent même avoir un accent. La voix de vos personnages ne doit pas être un simple écho de votre propre façon de parler.

Gardez aussi en tête qu’un dialogue ne doit pas être trop long, contrairement à une discussion qu’on pourrait avoir pendant des heures avec un proche ou son meilleur ami. Dans un récit, un dialogue trop long risque de lasser le lecteur.

 

Dialogue écrit ≠ conversation orale.

Enfin, en matière de présentation du dialogue, sachez qu’il y a des règles typographiques à respecter, telles que le type de tiret à mettre au début de chaque réplique, l’utilisation ou non des guillemets.

 

Lorsque les maisons d’édition découvrent les manuscrits, elles s’attendent à ce que ces règles soient respectées, donc ne les négligez pas. Vous prendriez le risque de passer pour un amateur, voire de ne pas être lu, simplement parce que vos dialogues n’ont pas la bonne mise en page.

Respectez les règles !

Alors, écrivez des dialogues crédibles, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°13 :

écrire, c'est maîtriser la temporalité !

Conseil d'écriture n°14 :

écrire, c'est prendre de bonnes résolutions !

Lorsqu’on écrit un roman, on a souvent le déroulement de l’histoire dans sa tête, l’enchaînement logique des événements. On croit que parce que ces éléments sont clairs dans notre esprit, ils le seront également pour le lecteur. Or, cela n’est pas automatique.

Réfléchissez à la chronologie !

Lorsque vous construisez votre histoire, prenez le temps de réfléchir à la chronologie. Cela vous évitera de tomber dans des incohérences temporelles, comme l’anachronisme, et donc dans une confusion narrative.

Pour vous repérer, vous pouvez dater les scènes, afin de vous assurer de leur enchaînement cohérent. Vous serez certainement amené à déplacer certaines scènes pour respecter cet ordre logique.

Lorsque vous écrivez, vous n’êtes pas obligé de préciser dans le texte les dates que vous avez mises comme repères au moment de la construction, mais vous devez donner suffisamment d’indicateurs temporels, tels que des adverbes ou des compléments circonstanciels, pour que le lecteur puisse suivre la chronologie de l’histoire de façon suffisamment claire.

Attention à la concordance des temps !

La justesse de votre concordance des temps est également un bon indicateur temporel pour votre histoire. En effet, si votre récit est au passé par exemple, l’emploi du plus-que-parfait indiquera automatiquement que l’action dont il est question est antérieure au temps de la narration.

Par exemple, dans l’incipit de Germinal d’Emile Zola, nous avons la phrase suivante :

« L'homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d'un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste. »

Ici, le temps de la narration est l’imparfait, puisqu’on nous dit « il marchait ». Et on comprend avec l’emploi du plus-que-parfait dans « l’homme était parti » que l’action de partir est antérieure au fait de marcher.

N’abusez pas des flashbacks !

Souvent quand on débute dans l’écriture, on a tendance à avoir recours au flashback, c’est-à-dire une projection dans le passé. Cet outil est bien utile pour révéler des informations sur les personnages et expliquer comment on en est arrivé à la situation présente.

 

On croit, à tort, que le flashback ajoute de l’originalité et qu’il est le bienvenu. En fait, le flashback doit être manié avec précaution et parcimonie.

Utilisez le flashback uniquement si celui-ci est indispensable au récit, et que vous n’avez pas d’autre moyen efficace de donner un élément d’information important.

Mais n’en abusez pas, car trop de flashback nuisent au récit principal. À force de faire des aller-retours dans la narration, vous risquez de perdre vos lecteurs qui ne sauront plus quelle histoire vous voulez leur raconter. Celle du passé, ou celle du présent de la narration.

Alors, maîtrisez la temporalité, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Cette semaine, pour bien démarrer l’année, mon conseil d’écriture est le suivant.

Ecrire est une décision. Pour arriver à écrire et à progresser, on doit volontairement choisir de faire de l’écriture une priorité.

Que vous envisagiez l’écriture comme un hobby ou une activité professionnelle, vous devez vous organiser pour inscrire l’écriture dans votre emploi du temps.

Autrement, votre motivation s’essoufflera vite et bientôt, vous n’écrirez plus.  

Ecrire, c’est de l’entrainement !

On croit qu’il faut attendre d’être inspiré pour se mettre à écrire. C’est faux.

Nous l’avons déjà dit : écrire est une discipline comme les autres.

Si vous choisissez de vous mettre au tennis par exemple, que ce soit comme loisir ou de manière professionnelle, vous jouerez au tennis au moins une fois par semaine.

Pour l’écriture, c’est pareil, vous devez vous entraîner, pratiquer, régulièrement.  

Ayez un objectif chiffré et réaliste

En cette période de début d’année, choisissez d’inscrire l’écriture au tableau de vos bonnes résolutions.

Pour pouvoir tenir tout au long de l’année une bonne résolution, celle-ci doit être quantifiée, réaliste et réalisable.

Si c’est la première fois que vous écrivez, préférez une résolution telle que « en 2019, j’écrirai au moins 15 minutes par jour, 3 fois par semaine » plutôt que « en 2019, j’écrirai mon premier livre ». Dans cette deuxième résolution, l’objectif n’est ni quantifié, ni réaliste. Il y a de fortes chances pour qu’au mois de juin, vous n’ayez toujours pas écrit un seul mot !

Si vous avez déjà une certaine pratique de l’écriture et que vous avez un projet en cours, préférez une résolution telle que « en 2019, je finirai le premier jet de mon livre, et pour cela j’écrirai un minimum de 1000 mots par semaine » plutôt que « en 2019, je veux voir mon livre publié. »

Réajustez vos objectifs !

Au bout de quelques semaines, faites le constat de cette résolution : avez-vous réussi à la tenir ? En fonction de la réponse, réajustez votre objectif, à la hausse ou à la baisse. Si 15 minutes par jour était facile, vous pouvez changer votre résolution pour 30 minutes par jour, ou plus, selon le temps dont vous disposez et votre productivité. Si 1000 mots par semaine était trop ambitieux, ramener votre objectif à 500 mots par exemple, plutôt que d’abandonner complètement.

Alors, prenez de bonnes résolutions, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°15 :

écrire, c'est structurer son histoire !

Conseil d'écriture n°16 :

écrire, c'est sortir de sa solitude !

Lorsqu’on souhaite écrire un roman, il peut arriver qu’on se demande par où commencer, dans quel ordre créer les différents éléments de son histoire.

On déborde d’imagination et de motivation, mais on ne sait pas toujours comment organiser ses idées pour leur donner la meilleure forme possible et en faire un livre qui plaira aux lecteurs.

L’écriture d’un roman demande un travail de construction préalable. Pour qu’une histoire se tienne, on doit réfléchir à sa structure.

Ecrire un roman = construire une maison

Si l’on voulait utiliser la même métaphore que René Descartes dans le Discours de la méthode, on pourrait dire que l’écriture d’un roman est comparable à la construction d’une maison.

Lorsqu’on décide de construire une maison, on sait qu’il y a plusieurs étapes, et que celles-ci doivent se faire dans un ordre précis, pour s’assurer de la stabilité et de la qualité de la maison.

Ainsi, on construira les murs porteurs, avant de poser le toit. On dessinera les différentes pièces et on en mesurera la superficie, avant d’aller acheter les meubles. Si l’on ne procède pas dans l’ordre, la maison risque d’être bancale, voire de s’effondrer.

Pour la construction d’un roman, c’est la même chose : le projet comporte plusieurs étapes et un ordre dans lequel franchir ces étapes. Par exemple, avant de retravailler la syntaxe ou le lyrisme de ses phrases, on s’assurera d’abord de la solidité de sa trame narrative.

 

La structure permet un gain de temps

En effet, passer des heures et des heures à retravailler un passage, sans avoir l’assurance que ce passage aura bien sa place dans le manuscrit final, peut se révéler une perte de temps. Il n’y a rien de pire pour un écrivain d’avoir écrit plusieurs dizaines de pages de son roman, pour se rendre compte plus tard que sa trame narrative ne se tient pas et que les dizaines de pages sont finalement bonnes pour la poubelle !

Construire la trame de votre histoire avant de vous lancer dans son écriture peut vous éviter cette perte de temps.

 

La structure est une parade aux blocages

Par ailleurs, avoir travaillé la structure de votre histoire va également vous éviter des blocages.

En effet, on est souvent bloqué parce qu’on ne sait pas comment continuer. Si vous avez réfléchi au préalable à l’enchaînement des événements, à l’agencement des scènes de votre histoire, ce risque de blocage sera fortement réduit. En sachant toujours quelle est la scène suivante à écrire, vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas écrire ! 

Alors, structurez votre histoire, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Ecrire est un acte solitaire. Si l’on veut écrire un roman, on doit être à l’aise avec l’idée de passer des heures et des heures seul, devant son écran d’ordinateur, ou avec ses pages blanches. On doit pouvoir apprécier cette solitude.

On peut toutefois considérer que lorsqu’on écrit de la fiction, on n’est jamais complètement seul puisqu’on est avec ses personnages, qu’on dialogue avec eux pour pouvoir raconter leur histoire. Pour autant, le processus de l’écriture, lui, nous met face à nous-mêmes.

Mais à force d’être seul, il peut arriver qu’on doute, qu’on se perde, qu’on se décourage face à la montagne à gravir.

Dans ces moments-là, il peut être utile d’aller à la rencontre d’autres personnes pour sortir de son isolement.  

Vos proches ne sont pas vos meilleurs alliés !

Gardez en tête que ce n’est pas forcément parmi votre entourage que vous trouverez vos meilleurs alliés, en termes d’écriture.

En effet, votre famille, vos amis, parce qu’ils vous aiment, trouveront formidable tout ce que vous entreprenez et n’auront pas un regard objectif sur votre écriture.

Par ailleurs, vos proches ne sont pas dans une démarche d’écriture et ignorent donc tout du travail que cela demande et des difficultés auxquelles vous pouvez faire face au quotidien. Ils ne pourront donc pas vous conseiller sciemment sur votre projet.

Lisez des témoignages de grands écrivains !

Une façon de sortir de sa solitude est de lire les témoignages de grands écrivains sur leur propre pratique de l’écriture. Ces témoignages vous permettront non seulement de vous rendre compte que tous les écrivains, même les plus grands, connaissent des difficultés et des doutes, mais de plus, vous y trouverez de nombreux conseils et bonnes pratiques à appliquer dans votre propre démarche d’écriture.

Voici quelques titres que je recommande :

Umberto Eco, Confessions d’un jeune écrivain

Stephen King, Sur l’écriture

En anglais :

Zen in the Art of Writing de Ray Bradbury, et l’excellent Bird by Bird de Anne Lamott

 

Trouver une communauté de pairs bienveillants !

La meilleure façon de sortir de sa solitude d’écrivain est sans doute de trouver et de s’entourer de ses pairs, c’est-à-dire de personnes qui sont également dans une démarche d’écriture.

Participer à un atelier d’écriture par exemple, est un excellent moyen de rencontrer d’autres personnes passionnées par l’écriture. Les ateliers d’écriture sont généralement des moments de partage, d’émulation et d’encouragement mutuel, dont on ressort avec une motivation décuplée !

Trouver ce que les américains appellent un « writing buddy », c’est-à-dire un compagnon d’écriture, ou un groupe de personnes qui écrivent, peut également être très stimulant. Lorsque l’envie d’écrire est partagée, on se sent moins seul face à sa page et on grimpe la montagne avec plus de sérénité.

Alors, sortez de votre solitude, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°17 :

écrire, c'est être authentique !

Conseil d'écriture n°18 :

écrire, ce n'est pas une affaire d'édition !

Que l’on écrive de la poésie, un essai, des billets de blog, et même de la fiction, la pratique de l’écriture exige un engagement, celui d’être sincère et personnel.

En effet, si la technique est importante et peut s’apprendre, ce qui est essentiel mais qui ne s’apprend pas, c’est ce que l’auteur apporte en tant qu’individu. C’est son identité, son tempérament, ses convictions, ses expériences. C’est tout ce qui fait qu’un auteur est unique. C’est cela que le lecteur a envie de lire.

 

Soyez vrai et sincère !

Il serait vain d’essayer d’émouvoir ou de faire rire vos lecteurs avec une histoire qui ne vous toucherait pas vous-même. Le lecteur n’est pas dupe : si le ton manque de justesse, de conviction, d’authenticité, il le remarquera.

Il ne sert donc à rien de chercher à imiter un auteur qu’on admire, ou de prétendre être quelqu’un que l’on n’est pas. Pour reprendre la fameuse formule d’Oscar Wilde, « Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris ! »

Ecrire, c’est parler la langue de la vérité, de sa vérité. En écrivant avec authenticité, on expose au regard du lecteur notre condition humaine. Mais c’est cette sincérité, cette véracité des émotions, qui fait que notre récit sonnera juste et aura une portée universelle. Et c’est seulement à cette condition qu’on touchera le lecteur et qu’on pourra lui transmettre ses messages.

 

Comment être authentique quand on écrit ?

Prenez l’habitude de noter sur un carnet vos réflexions, vos commentaires sur le monde qui vous entoure. Affirmez votre point de vue sans souci d’objectivité. Être authentique dans son écriture, cela veut dire oser écrire sans se poser la question de ce qui est acceptable ou non, de ce qui plaira ou non. C’est croire en sa légitimité à partager sa vision et sa sensibilité, car au final, nous ne voyons pas le monde tel qu'il est, mais tel que nous sommes.

Comme l’écrivait Rilke dans Lettres à un jeune poète, « Dites vos tristesses et vos désirs, les pensées qui vous viennent, votre foi en une beauté. Dites tout cela avec une sincérité intime, tranquille et humble. »

L’authenticité, c’est aussi ce qui donne à une écriture une personnalité, un style.

 

Authenticité ne veut pas forcément dire autobiographie !

Être authentique ne veut pas forcément dire s’inscrire dans l’autobiographie. Si toute la matière première qui sert à notre écriture vient de soi, de ce qu’on a vécu, vu, lu, entendu ; cela ne veut pas dire qu’on doit faire de soi le personnage principal de son livre. En effet, être authentique, cela veut dire transmettre des vérités dont on est convaincu, pas forcément raconter sa vie.

Alors, soyez authentique, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Cette semaine, je voudrais vous parler d’une question qui revient souvent dans mes ateliers d’écriture.

Lorsqu’on écrit, il est bien sûr légitime de vouloir être lu par les autres, et donc d’être publié.

Cependant, la publication, considérée comme la consécration ultime, ne doit pas être le moteur premier qui nous pousse à écrire. Pourquoi ? Parce que vouloir le prestige de la publication n’est pas une motivation suffisante pour aller jusqu’au bout de l’écriture d’un livre.

 

Ecrire ne rend ni riche, ni célèbre !

On imagine que le fait de voir son livre édité est forcément synonyme de renommée et de la richesse. C’est faux !

Sachez que chaque année en France, environ 100 000 nouveaux livres sont édités, mais seulement quelques dizaines d’entre eux connaîtront des ventes assez importantes pour que l’auteur puisse en vivre honorablement. Et oui, les J.K. Rowling, Ken Follett et Guillaume Musso ne sont pas nombreux.

Pour devenir riche et célèbre, il existe des moyens bien plus rapides et efficaces que l’écriture d’un livre !

 

Publication ≠ talent !

Par ailleurs, tous les livres publiés et qui se vendent ne sont pas forcément de qualité. Et à l’inverse, si vous avez du talent, cela ne veut pas dire que vous serez édité. En effet, de nombreux paramètres, notamment commerciaux et n’étant pas du ressort de l’auteur, sont pris en compte par les maisons d’édition dans la sélection des manuscrits qu’elles choisissent d’éditer. 

 

Ecrire, c’est avant tout aimer raconter des histoires !

Il n’est donc pas utile dans un premier temps de se poser la question du titre, de la quatrième de couverture, ni même du genre ou du format du livre, car ces questions relèvent du métier de l’édition et non de celui de l’écrivain. Concentrez-vous plutôt sur le contenu, sur l’histoire que vous voulez raconter et comment la raconter.

Car écrire, c’est avant tout s’intéresser aux mots, aller à la découverte de ses personnages, passer des heures à retravailler son texte, avoir conscience du lecteur et vouloir lui faire vivre une expérience satisfaisante, non pas parce qu’il va nous rendre riche, mais par passion partagée pour la littérature.

Alors, écrivez sans penser à la question de l’édition, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°19 :

écrire, c'est de l'organisation !

Conseil d'écriture n°20 :

écrire, c'est voyager !

Cette semaine, mon conseil d’écriture peut paraître simple, mais il n’est pas si évident.

Vous avez décidé de vous lancer et de mettre votre projet d’écriture au tableau de vos priorités. L’une des premières étapes à ne pas négliger, avant même de commencer à écrire, est de vous organiser.

L’écriture, un rendez-vous comme les autres !

Que vous ayez une activité professionnelle à temps plein ou une vie de famille bien remplie, quelle que soit votre situation, si vous envisagez d’écrire sérieusement, vous devez dégagez du temps pour le consacrer régulièrement à votre projet d’écriture.

L’idéal est de décider de créneaux horaires journaliers ou hebdomadaires, de les fixer en les inscrivant dans votre emploi du temps, comme n’importe quelle activité importante, et de vous y tenir. Considérez vos plages d’écriture comme des rendez-vous avec un médecin de renom que vous avez mis plusieurs mois à obtenir ! 

L’un des secrets de la réussite en écriture, comme pour toute autre discipline, est la régularité.

Isolez-vous !

Ecrire demande de la concentration. Pour pouvoir vous connecter à l’univers de votre histoire, à vos personnages, trouver les mots justes pour retranscrire la réalité que vous souhaitez créer, vous devez impérativement vous isolez du monde extérieur et vous protégez de toutes distractions.

Pour cela, prévenez vos proches que vous ne serez pas disponible aux créneaux horaires que vous avez choisis comme plages d’écriture. Vous n’êtes pas obligé de leur parler de votre projet, mais soyez ferme et demandez-leur de respecter ce temps qui est le vôtre.

Aménagez-vous un espace de travail que vous protégerez également. Il est important que ce lieu soit le vôtre, que ce soit celui où vous vous rendez seul, lorsque l’heure de votre rendez-vous avec l’écriture a sonné.

Cela peut être un bureau à votre domicile ; dans ce cas, faites-en sorte que ce soit votre espace et que vos proches n’y aient pas accès. Ou cela peut être un lieu que vous avez choisi à l’extérieur, un espace de coworking ou un café par exemple ; dans ce cas-là, arrangez-vous pour que ce soit un endroit où personne ne viendra vous trouver et vous déranger. William Faulkner, lui, allait écrire à la bibliothèque municipale. Pour être sûr de ne pas être dérangé, il démontait et emportait la poignée de la porte avec lui !

Laissez votre smartphone à la maison, ou dans une pièce à côté, vous n’en avez pas besoin lorsque vous écrivez !

Selon vos moyens et votre situation, vous pouvez aussi envisager de partir quelques semaines dans un lieu reculé, comme ici, à la campagne, où vous pourrez vous dédier entièrement à l’écriture.

Mettez toutes les chances de votre côté pour que vos plages d’écriture soient des moments sacrés.

Alors, soyez organisé, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Cette semaine, mon conseil d’écriture est inspiré par le lieu où je me trouve.

Tout au long du XXe siècle, Tanger fut le lieu de passage de nombreux écrivains : De Truman Capote à Jack Kerouac, en passant par Antoine de Saint-Exupéry, Tennessee Williams, Roland Barthes, Jean Genet, Marguerite Yourcenar, Paul Bowles et Joseph Kessel, entre autres. Tous séjournèrent à Tanger et certains décidèrent même de s’y installer. L’américain Paul Bowles y vécut plus de 50 ans.

Saint-Exupéry vouait lui aussi une fascination pour Tanger. Dans une lettre à un ami, il écrivit : « Comme le voyage dans les airs, certaines villes peuvent donner de beaux vertiges ».

Joseph Kessel, quant à lui, a dit : « J’ai beaucoup voyagé, mais mes pas avaient besoin d’un lieu pour m’y poser, écrire, je n’ai pas rêvé meilleure place que le Grand Socco pour y laisser une part de moi-même ».

Il semblerait donc que Tanger fut un lieu propice à la création littéraire.

Or, comme disait Samuel Beckett, « Ecrire n’est pas chose aisée, et on ne peut pas écrire partout. »

Alors, vous aussi, trouvez votre lieu de création. Pour cela, voyagez, partez explorer des terres inconnues. Un lieu peut devenir votre muse, c’est-à-dire la source de votre inspiration, celle qui va ouvrir les vannes de votre créativité et vous aider à aboutir vos projets d’écriture. Trouvez ce lieu qui va réveiller votre énergie créatrice.

 

Voyager, ce n’est pas forcément aller loin !

Si vous en avez les moyens, voyagez, partez loin. Mais voyager, c’est aussi s’éloigner de son environnement normal pour quelques temps. Si vous habitez en ville, aller dans un quartier où vous n’avez pas l’habitude de vous rendre. Montez dans un bus et descendez spontanément à une station inconnue, explorez les environs. Si vous êtes à la campagne, faites une longue marche, éloignez-vous des sentiers battus, n’ayez pas peur de vous perdre.

Voyager, c’est sortir de sa zone de confort, de son environnement habituel. Cela permet de voir, d’observer avec de nouveaux yeux, et de ressentir différemment grâce à l’effet de nouveauté. Ce réveil des sens est souvent propice à l’inspiration et donc à l’écriture.

Le mouvement est également ce qui permet aux idées de naître, de circuler et de se mettre en place pour être retranscrites sous forme d’écriture.

 

Alors, voyagez pour écrire, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°21 :

écrire, c'est accepter l'échec !

Conseil d'écriture n°22 :

écrire c'est sortir des lieux communs !

Lorsqu’on écrit, on peut avoir l’impression d’être en échec, de ne pas arriver à trouver les mots justes, que son style n’est pas à la mesure de la grandeur de ses idées. Cette sensation est normale ; plus que cela : elle est même saine. Cette insatisfaction doit être le moteur de votre processus littéraire ; elle doit vous pousser à continuer de fournir des efforts pour écrire mieux. 

De la même manière, les critiques négatives, même si elles vous blessent, doivent surtout vous faire progresser. Laissez votre ego de côté et acceptez les critiques comme de précieuses pistes d’amélioration.

Votre seul concurrent : vous-même !

Ecrire n’est pas une compétition. C’est un combat avec soi-même, pas contre les autres. La seule lutte à mener est de chercher à améliorer son écriture. On doit consacrer son énergie à son propre travail. En effet, les succès et les échecs des autres ne feront jaillir aucune phrase de génie sous vos doigts.

Ne soyez pas envieux et ne vous découragez donc pas inutilement en vous comparant à vos pairs, mais inspirez-vous d’eux pour toujours essayer de faire mieux à votre niveau.

Réussir, c’est persister !

Même l’écrivain expérimenté qui a déjà publié plusieurs livres n’a aucune garantie de voir ses autres livres publiés, ni même d’avoir assez d’endurance pour traverser de nouveau l’épreuve de la création. Chaque nouveau livre est un éternel recommencement.

Cela veut dire qu’écrire, c’est accepter de faire face à l’échec, que ce soit au quotidien dans son processus d’écriture, mais aussi à l’arrivée lorsqu’on essuiera plusieurs refus de maisons d’édition. Mais souvenez-vous que le moyen d’atteindre une destination est toujours plus fascinant que la réalité de la destination elle-même.

Virginia Woolf a dit : « L’essentiel lorsqu’on commence un roman est d’avoir l’impression, non pas que l’on est capable de l’écrire, mais qu’il est là, qu’il existe de l’autre côté du gouffre. » En résumé, la satisfaction est dans les efforts fournis, rarement dans les récompenses ultérieures, si toutefois récompense il y a.

Votre travail est de faire du mieux que vous pouvez. Acceptez la difficulté, l’échec. Comprenez que réussir demande du temps, beaucoup de temps, de la patience, de la ténacité et de l’humilité. Ecrire un livre demande plusieurs années. Ceux qui vous diront le contraire ont, soit du génie, soit bâclé leur travail d’écriture.

Persistez et le mot juste finira par se présenter. Dans le cas contraire, vous aurez au moins la satisfaction d’avoir essayé et donné le meilleur de vous-même.

Alors, acceptez l’échec, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Qu’est-ce qu’un lieu commun ? C’est tout ce qui relève de la banalité.

C’est une expression toute faite, telle que « avoir le cœur sur la main » ;

 

C’est une métaphore sans originalité, telle que « un silence assourdissant » 

C’est une image clichée telle que « ses yeux étaient bleus comme l’océan »

Ou encore, c’est une idée reçue telle que « Issu d’un milieu pauvre, il était analphabète. »

Pourquoi faut-il éviter les lieux communs ?

Parce qu’une écriture faite de lieux communs est le signe d’un style pauvre. Comme disait Gérard de Nerval : « Le premier qui compara une femme à une rose était un poète, le second était un imbécile ».

Ce qui intéresse le lecteur, c’est de lire une œuvre unique et inédite, d’avoir accès au regard personnel de l’auteur. Or, cela ne peut être possible que si l’écriture ne regorge pas de banalités et d’expressions déjà entendues maintes fois. 

L’un des objectifs à atteindre en écriture est de travailler la langue, de trouver votre propre style, celui qui sera le reflet de votre singularité en tant qu’écrivain.

Comment sortir des lieux communs ?

En refusant de tomber dans la facilité. En vous relisant méticuleusement pour traquer tous les lieux communs qui vous auraient échappé et travailler pour les remplacer par des formules spécifiques, originales, qui vous appartiennent et qui font que vous vous démarquerez.

 

Alors, sortez des lieux communs, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

Conseil d'écriture n°23 :

écrire, ce n'est pas que thérapeutique !

Conseil d'écriture n°24 :

écrire, ce n'est pas attendre l'inspiration !

Si l’acte d’écrire peut avoir des vertus cathartiques et l’écriture peut parfois être recommandée dans le cadre de thérapies, il ne faut pas oublier que le travail de création littéraire va bien au-delà du simple fait de jeter ses pensées les plus intimes sur le papier. En d’autres termes, avoir une vie riche ne fait pas de nous des écrivains.

 

Pour qu’un texte soit recevable et lisible par un lecteur autre que vous-même ou vos proches, il est essentiel d’avoir le recul et les outils adéquats, de fournir le travail nécessaire pour faire de son matériau une œuvre littéraire.

 

Aussi, mon parti pris est de dire que l’aspect thérapeutique de l’écriture n’est qu’un point de départ, ou une conséquence de l’acte d’écrire, mais en aucun cas une fin en soi lorsqu’on souhaite être lu.

 

Ecrire, ce n’est pas toujours thérapeutique !

Pour certains auteurs, c’est même l’inverse : écrire n’est pas thérapeutique, au contraire, c’est une souffrance.

Cette semaine, je suis à Madrid. Je souhaite donc rendre hommage à Jorge Semprun, un auteur d’origine madrilène dont l’œuvre littéraire était majoritairement rédigée en français.

Dans L’Ecriture ou la vie, Jorge Semprun dit : « Le bonheur de l'écriture n'effaçait jamais ce malheur de la mémoire. Bien au contraire : il l'aiguisait, le creusait, le ravivait. Il le rendait insupportable. »

Pendant près de 20 ans, Jorge Semprun a été incapable de toute production littéraire car selon lui, son existence était mise en danger par l'écriture de l'indicible, celle de sa terrible expérience de déporté.

On voit bien que dans certains cas, écrire ne permet pas d’évacuer sa détresse ; au contraire, cela peut réveiller de vieilles blessures. Il faut donc en être conscient avant de se lancer dans l’écriture et avoir le courage d’affronter ses propres démons.

 

Ecrire, sans chercher à guérir

Si écrire permet indéniablement de faire un travail sur soi, notamment sur sa capacité à se discipliner, les ateliers que je vous propose ne sont pas un espace où l’on se confie sur ses problématiques thérapeutiques.

A l’atelier d’écriture by Christine, toutes les techniques enseignées et les exercices proposés mettent en valeur le travail de la langue, la construction de personnages, la structure du récit, et non pas ses propres enjeux personnels.

Alors écrivez, non pas pour guérir, mais pour le plaisir de raconter des histoires, et retrouvez-moi bientôt pour un nouveau conseil d’écriture !

L’un des plus grands mythes autour de l’écriture consiste à croire que pour écrire, il faut attendre d’être inspiré. C’est faux !

L'image de l'écrivain frappé par la foudre de l'inspiration qui se mettrait à écrire d'un seul jet tout un roman, est plaisante... mais n'est qu'un mythe. Et oui, écrire ne relève pas de la magie, c’est du travail !

Comme disait Jack London, « On ne peut pas attendre que l’inspiration vienne. Il faut lui courir après avec une massue. » En fait, ce n’est pas l’inspiration qui nous fait écrire, c’est l’inverse : plus on écrira et plus l’inspiration viendra.

L’inspiration, c’est cette énergie créatrice qui nous pousse à écrire, porté par une idée, une envie. C’est donc quelque chose qui vient de nous, qui se nourrit, et non un phénomène surnaturel.

 

Comment écrire sans inspiration ?