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  • Rencontre avec Marine Pointillart, gagnante du concours de nouvelles 2026

    Chaque année, notre concours de nouvelles rassemble des auteurs de toute la francophonie autour d’un défi littéraire : écrire une nouvelle longue (3 000 à 5 000 mots), répondant à un thème imposé, et capable de marquer durablement l’esprit du lecteur. Pour cette édition 2026, le thème proposé aux participants était « la banalité du mal  » . Un sujet riche, ouvert à de multiples interprétations, qui a donné lieu à des textes aussi variés qu’audacieux. Cette année, le jury a reçu un total de 125 candidatures . Après plusieurs semaines de lecture et de délibération, une nouvelle s’est distinguée  par la pertinence de son sujet, la voix saisissante de son narrateur, et l'intransigeance de sa prise de position. Avec « L'effacement » , Marine Pointillart a proposé une histoire troublante, dérangeante, résolument contemporaine, qui met en lumière les dangers des réseaux sociaux et l’hypocrisie de l’émotion collective numérique.  Je suis allée à la rencontre de Marine, la gagnante du concours de nouvelles, pour qu’elle nous raconte la genèse de son texte et son rapport à l’écriture. Qui est Marine, gagnante du concours de nouvelles 2026 ? Marine, peux-tu te présenter à nos lecteurs s'il te plaît ? J'ai 43 ans et je suis mère de deux filles. Après quinze ans au Maroc, je suis revenue habiter dans le sud-ouest de la France, où je travaille dans le secteur associatif dans le domaine de la lutte contre l'exclusion et les précarités.  Marine Pointillart J'avais envie de me plonger dans un univers que je ne connaissais pas personnellement. Participer à un concours de nouvelles Comment as-tu eu connaissance de notre concours de nouvelles ? J'en ai eu connaissance via la newsletter de L'atelier d'écriture by Christine. Je me souviens avoir lu la publication sur l'édition de l'année dernière et m'être dit que j'aimerais y participer la prochaine fois.  Qu'est-ce qui t'a poussé à participer à cette édition ? Cette édition est arrivée à un moment où je n'arrivais plus à avancer sur mon projet actuel (un roman). J'avais besoin de changer de registre, d'histoire, de personnage, de m'essayer à un autre style. C'était donc l'occasion de me lancer dans un nouveau projet, qui me paraissait être un investissement assez court dans le temps.  Avais-tu déjà participé à d'autres concours d'écriture auparavant ?  C'était ma première participation à un concours d'écriture.  Les coulisses de l'écriture Comment t'est venue l'idée de départ de ta nouvelle « L'effacement » ?  J'avais envie de me plonger dans un univers que je ne connaissais pas personnellement. Il m'a semblé que le mal que l'on peut se faire à soi-même, jusqu'à se nier, s'effacer, est terrible. J'avais écouté un podcast sur l'anorexie et l'impact des réseaux sociaux peu de temps auparavant, c'est ainsi que l'idée a germé. Il se trouve que pendant l'écriture de la nouvelle, j'ai rencontré plusieurs personnes qui m'ont fait part de leur histoire, sans savoir que j'écrivais sur le sujet. J'ai également fait quelques recherches afin d'être au plus proche de la réalité, et ne pas dire de bêtises à propos d'un sujet si grave.  Comment as-tu procédé pour l'écrire ? Combien de temps as-tu mis ? Je me suis sentie très libre, j'avais envie de garder mon style d'écriture sans réfléchir à ce que des lecteurs pourraient en penser. J'ai beaucoup aimé me glisser dans la peau de ce personnage. C'était comme une expérience physique. J'y ai passé plusieurs semaines, sans y travailler tous les jours.  Quelle place occupe l'écriture dans ta vie ? As-tu un projet d'écriture en cours ?  J'aime écrire depuis que je suis toute petite, mais ça ne fait que quelques années que j'y consacre du temps - temps qui n'est toujours facile à trouver dans l'organisation de la vie quotidienne. Mais en participant à des ateliers et des formations, cela m'a permis de donner à l'écriture une place "officielle" et sacralisée. J'ai un projet de roman en cours, que j'ai pu développer en suivant tes formations . Le fait d'avoir participé au concours, et de gagner, me redonne l'énergie d'écrire et d'aller jusqu'au bout de ce projet.  Merci Marine de m'avoir accordé cette interview. Je me réjouis de te remettre ton prix : un mois d'accompagnement personnalisé pour avancer sur ton projet d'écriture. Découvrez le texte lauréat de notre concours de nouvelles 2026 : « L'effacement » de Marine Pointillart   Ma mère s’imagine que je mange les pistaches. C’est pour ça qu’elle accepte d’en acheter des paquets énormes. Mais je ne fais que sucer les coques. Je crache le fruit. Discrètement, dans la rue. Depuis le balcon du quatrième étage d’un immeuble du 16ème arrondissement parisien. Je m’ennuie. Je mate les passants pour faire passer le temps. Cela fait plusieurs semaines que je ne vais plus au lycée. Assise sur mon pliant, j’ai la jambe qui s’agite toute seule. Mon téléphone ne veut pas réagir. Je patiente pourtant depuis des heures. Ça augmente, oui, mais trop doucement. Je devrais déjà avoir atteint les dix mille. Mes ongles rongés ne suffisent plus. Les coques des pistaches non plus. J’aurais dû commencer à fumer, ça me calmerait. Mais ça pue trop et ça me rappelle ma mère. Toujours à crapoter pour se donner un style devant les gars qu’elle drague. Je vérifie ma connexion. J’éteins et rallume le téléphone. Rien n’a bougé. J’attends que le petit rond rouge s’affiche sur l’icône de l’appli. Celui qui annonce une notification. Une alerte disant qu’on a dépassé le nombre fatidique. Mais toujours rien. Alors j’observe les gens d’en bas. Les pistaches tombent une à une dans la rue. Sur le trottoir. Sur ces pauvres passants qui font la gueule, rentrent chez eux l’air niais et dépité. Retrouver une famille, des gosses, une vie qu’ils ne supportent plus. Sérieux, on n’a pas idée d’être fringué comme ça. Certaines coques tombent directement sur la tête des gens en bas. Tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à pas être là. Ils sont déjà moches. Tellement bêtes qu’ils ne s’en rendent pas compte. Un jeune homme, chauve, a quand même levé la tête vers mon balcon. Loin de me cacher, je lui renvoie mon plus beau sourire. Son air incrédule ne le rend que plus débile. Il continue son chemin. Il est encore tôt dans l’après-midi. Qu’est-ce qu’ils foutent tous dans la rue à se balader ? Je parie qu’ils ne travaillent pas. Le jeune là, avec sa tête de travers, sûrement au chômage, ou au RSA plutôt, parce qu’il faudrait qu’il ait déjà bossé pour être au chômage. Tous des fainéants. C’est ce que disait l’autre vieux dégarni, à la télé, en parlant de tous ces assistés qui nous coutent un bras. Des parias. C’est comme le gars assis par terre toute la journée. Celui-là, il ne dit pas un mot. Il pue en plus. Avec sa grosse couverture dégueulasse. J’aperçois la mamie du second, ridicule avec son clebs et son rouge à lèvres grossier qui déborde. Cette idiote donne encore une pièce au gars par terre. Il va en profiter pour picoler. Mon chat, Pistache , passe par le balcon. Dédaigneux et hautain, comme je l’aime. Mais il a encore grossi. Je suis sûre qu’il va se servir chez la voisine. Dommage, je ne pourrais plus le mettre sur mes photos à mes côtés, il va faire tâche s’il s’arrondit. J’envoie un message à une copine, pour m’assurer qu’elle a bien partagé ce que je lui avais demandé ; elle non plus ne répond pas. J’ai l’impression qu’elle m’évite. Et puis ça me prend d’un coup. Je bondis et file aux toilettes. Il suffit de quelques minutes et ça va mieux. Cette légèreté soudaine ne dure pas. Le reflet dans le miroir me rappelle la cause de mon malheur. Ces joues de gamine de huit ans. D’énormes boules rondes et toutes roses, qui m’obsèdent depuis que je suis petite. Je n’arrive pas à les dissimuler, même en essayant de les avaler avant chaque photo. Dépitée, je repars à mon balcon. Le silence de mon téléphone me désespère. C’est trop lent. Jamais je n’arriverais à la hauteur de Valou33 . Pourtant les filles de la commu  m’ont dit ce qu’il fallait faire pour dépasser les dix mille abonnés. Les photos prises sous un nouvel angle n’ont pas reçu les commentaires que j’espérais. C’est de ma faute aussi, j’avoue avoir craqué il y a deux jours : j’ai mangé la pistache. C’est pour me montrer digne de la commu  que j’ai proposé de participer à ce défi : perdre douze kilos le plus rapidement possible. L’objectif étant de dépasser le dernier record. Ma personne est devenue un enjeu de pari mais mon corps refuse d’obéir. Cet idiot ne supporte pas de ne pas être nourri régulièrement.  J’aimerais l’anéantir s’il n’était pas mon support. Si je m’évanouie, je suis bonne pour l’hôpital psy. Et on sait toutes que c’est le pire endroit où atterrir. Etre traitée comme une folle. Plus de contacts avec les copines. Plus de téléphone. Plus de liens avec la  commu . Plusieurs filles sont tombées ainsi dans l’oubli. Tout va très vite. Quelques jours suffisent pour qu’on vous efface. Vous ne postez rien pendant plus de vingt-quatre heures et vous appartenez au passé. Ma mère m’oblige à voir une psy une fois par semaine. Elle m’a aussi envoyée chez une diététicienne. La pauvre a tenté de me convaincre d’inclure des glucides dans mon alimentation. Elle n’a pas souhaité donner suite.  Il ne faut pas croire que je veuille que ma mère tombe en dépression, mais elle n’y est peut-être pas pour rien dans ce qui arrive aujourd’hui.    Ma mère. Je ne sais pas ce qui m’étonne ou me peine le plus. La pitié dans ses yeux ou la surprise dans son regard. L’étonnement de me voir, comme un monstre qu’elle n’aurait pu engendrer. De l’amour profond, puis parfois du dégout. Ma mère qui court les associations, les mères de mes copines, affole la planète entière jusqu’à être passée à la radio. Pour témoigner. Je suis même partie une semaine en vacances chez des amis à elle, soi-disant pour prendre l’air. J’ai vite compris que le père était médecin et qu’il était là pour garder un œil sur moi. A table, j’avais beau décliner poliment à chaque fois qu’on souhaitait me servir, j’ai quand même été obligée d’avaler quelques bouchées. Ma mère dit que je suis malade, qu’il faut que j’accepte de voir un médecin, qu’on me soigne et que j’irais mieux après. Elle ne comprend rien. La seule chose qui m’importe aujourd’hui est le nombre d’abonnés qui me suit. S’il augmente, je vais bien. S’il baisse, c’est la fin. J’ai beau lui expliquer, elle ne semble pas percuter. Je me demande parfois si ce n’est pas elle qui est malade. Ce serait peut-être à moi d’appeler les services sociaux. A la voir arriver toujours à la bourre, fringuée comme un sac, le cheveu hirsute et la clope au bec, l’air hagard et débordé. Un regard vers mon téléphone, toujours rien de plus. Je sens que je commence à paniquer. Mes crises d’angoisse sont plus fréquentes ces derniers jours. Je ne veux pas ressembler à ma mère. Un oisillon tombé du nid qui cherche à échapper aux griffes du matou d’à côté. C’est elle qui tente de se dépatouiller de son marasme. Moi, je suis sereine. Je sais ce que je veux, et où je vais. Je veux tourner le dos au doute.   Elle me dit que je suis dure, et je lui retourne un regard froid et condescendant. Elle s’embrouille. N’arrive pas à aligner deux phrases qui ont du sens. Je la revois à table, l’autre soir. Me dire qu’elle s’en veut, qu’elle n’avait rien vu, elle parle de regrets terribles, de culpabilité, d’excuses. Qu’elle n’a pas su me protéger. Un mélange inaudible de paroles et de sanglots. Je ne sais pas réellement de quoi elle parle et je lui en veux de ne pas savoir cracher le morceau. Elle ne dit rien. Rien de concret. Rien de précis. Mais le malheur est dans sa bouche. Je voudrais qu’elle les vomisse, ces mots crus, qu’elle les gueule et les dégueule et qu’enfin le mal qui a été fait soit dit, sans ambiguïté. Alors je la laisse se noyer dans son flot d’excuses qui n’en sont pas. Cet oisillon ne survivrait pas quelques heures. Ma mère est complètement tarée. C’est ce que j’ai dit à la psy. Les premières séances étaient intéressantes. Il me semblait déceler une certaine admiration de sa part. Peut-être même de la fascination à propos de la commu . Mais son insistance à vouloir voir des liens de causalité entre mon enfance et mon projet d’aujourd’hui me fatigue. Elle me parle de problème quand je lui parle de chance, d’opportunités et de célébrité. Je veux simplement avoir un joli corps, être bien avec moi-même. Lui ressembler. Non. Faire mieux qu’Elle. C’est une copine de classe qui m’a éveillé. Je lui ai dit avoir un crush,  mais que le gars en question ne me calculait pas. Je me sentais grosse. Mes fesses raclaient le sol alors que toutes les filles du lycée portaient des jeans blancs moulant sans complexe. Même le noir ne m’allait pas. Elle m’a d’abord dit de faire attention à mon alimentation, qu’en plus du gars qui ne voudrait pas de moi, je ne rentrerais bientôt plus dans mes pantalons. Puis elle m’a conseillé un coupe faim. J’ai suivi plusieurs méthodes d’amincissement trouvées sur Internet. Mais ça n’a jamais vraiment fonctionné. La découverte de la communauté sur les réseaux sociaux a été une révélation. La  « Commu  », c’est ainsi qu’on la nomme. Les posts, les vidéos et les commentaires m’ont aidé, j’y ai trouvé des conseils pour mieux me comprendre. Et pour ne pas me faire engueuler par ma mère. Je mets de gros pulls, et il m’arrive d’en superposer plusieurs à la fois. Pour qu’elle me foute la paix. Toutes ces personnes avec les mêmes préoccupations que moi, ça me rassure. C’est une nouvelle famille, bienveillante, qui me comprend tellement bien. Comme un gros pilou-pilou tout doux et réconfortant. Parmi les membres, une certaine Valou33  revenait souvent dans les discussions. Son avis comptait. Elle était sans cesse remerciée par les membres. Toujours modeste et compatissante, son attitude m’a encouragée à poster une photo de moi. J’ai partagé ce qui me préoccupait, notamment mes énormes joues. Les dizaines de commentaires encourageants, disant qu’il ne fallait pas abandonner, que j’étais sur la bonne voie, m’ont donné le premier élan. Et m’ont permis de ne pas me laisser influencer par mon entourage. Moi seule sait ce qui est bien pour moi. Mon corps n’appartient qu’à moi. Je fais ce qu’il me plait. C’est mon choix, mon mode de vie. Maigrir me rend heureuse. J’ai commencé à perdre des kilos mais je dois faire plus d’effort. Je ne suis pas encore assez rigoureuse.  Lorsque je ne me sens pas à la hauteur, la peur de décevoir les membres de la commu me redonne du courage. Le dernier commentaire de Valou33  «  Si elle est plus maigre que toi, c’est qu’elle est plus forte que toi  » résonne en moi et me donne envie de me battre. C’est pour cette raison que je participe au défi, le «  skinny tok  ». Je l’ai largement dépassé mais les abonnés ne suivent pas. Pas encore.   Valou33 n’a pas daigné aimer mon post. La panique revient. Je me sens nulle. Alors je suce des pistaches, assise sur mon pliant de camping.   L’indifférence de la commu m’exaspère. Certains encensent aujourd’hui les personnes qu’ils critiquaient hier. Et ne prêtent pas attention à ceux qu’ils soutenaient auparavant. La masse décide des gagnants et pointe du doigt, comme César dans l’arène, ceux qui vont mourir pour le plaisir des spectateurs. Sentence infernale, qui peut durer une heure ou toute la vie. La partialité est de mise. Et c’est ce qui attire les badauds des réseaux. Le mal a ceci d’extraordinaire qu’il est facile à répandre et se faufile avec une aisance déconcertante.  Mon téléphone se met à vibrer. Un bip, puis un autre. Et encore un.   J’ai failli avaler la coque de pistache de travers. J’ouvre l’appli, la commu  est en émoi. Tout le monde y va de son commentaire, de sa flamme, donne son avis, envoie des tas d’émojis. Je me dis qu’enfin, j’ai dû dépasser un nombre incroyable d’abonnés, Valou33  va être tellement dégoutée. Je cherche fébrilement, toute excitée, les commentaires élogieux à mon égard, les trombes de félicitations. Enfin j’ai réussi. Mais ce n’est pas pour moi. Ce n’est pas pour m’applaudir. Il pleut des émojis en larmes, des RIP , des «  tu vas nous manquer  ». J’ai envie de crier que je suis bien en vie. Je mets un moment à comprendre de qui ils parlent. Des flots de commentaires au sujet d’une certaine Lydie. Qui a eu la mauvaise idée de décéder dans la nuit. Quelle conne celle-là. Elle aurait pu attendre encore quelques jours. Encore une qui n’a pas su gérer. Je lis quand même, par curiosité.  Hier soir, nous avons   retrouvé Lydie sans connaissance, et l’avons transportée d’urgence à l’hôpital. Elle y est décédée dans la nuit. Le post vient des parents eux-mêmes. Demandant une pensée pour leur fille. Se permettant ensuite de donner des conseils désobligeants :   notre fille était malade, vous êtes tous malades, soignez-vous, prenez soin de vous . De quoi se mêlent-ils ? Les commentaires suivants sont gentillets et impersonnels.  Elle va nous manquer, toutes mes condoléances, mes pensées à la famille et à ses proches. Un post questionne le fait que son choix ait été bien accepté par son entourage. Et critique de façon virulente la non liberté de chacun à disposer de son corps. Quand un autre commentaire remet en cause sa volonté, disant qu’elle était peut-être fragile, alors la parole se libère. Les commentaires deviennent intéressants. Gratuits. Cette fille ne méritait pas d’appartenir à la commu . Un mauvais exemple. Trop fragile. Pas assez de volonté. Encore un oisillon facile à croquer. Au fil de la déferlante, Lydie devient égoïste. Elle est même un danger car elle va attirer l’attention sur nous tous. La commu  sera critiquée. On pourrait l’interdire. Rendre encore plus difficile l’accès à nos posts. Il faudra encore ruser pour trouver des hashtags autorisés. L’idée que la commu  puisse disparaitre me tétanise. J’ai envie d’écrire un commentaire moi aussi, mais je ne sais pas comment sera pris mon post. Je dois ramener l’attention à moi. Mes mains moites sur le téléphone, je tremble, cela fait des jours que je publie sur mon défi, cette conne meurt et on ne parle plus que d’elle. Cette réflexion me donne une idée… mais qui ne donnera plus à manger à Pistache après ? Je dois prendre une nouvelle photo. Je file devant le miroir. Il y a une jeune fille dans la pièce. Je la regarde. Sans la reconnaitre. Je la scrute. Elle me dévisage. Nos regards se suivent. Un visage anguleux. Des cernes noirs sous des yeux exorbités. Des bras trop maigres.  Trop frêles. Je m’attarde sur ses doigts. Crochus. Un corps sans chair. Un corps sans vie. Je vais pour lui parler, pour lui tendre la main. C’est alors que je reconnais le fauteuil du salon, en double, dans le miroir. Le choc est violent. Le voile que j’avais devant les yeux s’est estompé d’un coup. Je me vois telle que je suis réellement : maigre et moche. Affreuse. Je voudrais crier mais je n’ai plus de voix. Je voudrais pleurer mais je suis asséchée. Depuis quand est ce que je perds mes cheveux ? Je comprends alors le mensonge. Omniscient. Ces membres de la commu  qui doivent ricaner comme des hyènes affamées. Sont-ils seulement réels ? Lapidée en place publique par un groupe informe et sournois, qui jamais ne se montre ou qui s’en fout royalement. Je ne mérite aucune attention. Ils m’ont déjà oublié. Leur indifférence me retourne les tripes. J’ai envie de vomir. Et je vomis. Une bile amère. Submergée par le désespoir et la colère. J’ai envie de disparaitre mais rien ne se passe. Rien ne s’écroule autour de moi. Je vais leur donner du sensationnel. De quoi nourrir leur boulimie névrosée de photos abjectes. Cette masse gloutonne qui anéantit tout sur son passage. Qu’ils se goinfrent du malheur des autres. Pauvres voyeuristes cachés dans l’ombre de l’anonymat. Je prends une photo de face. J’enlève mon pull ; Je prends une autre photo. J’enlève mon pantalon. Une photo. J’enlève mon t-shirt. Une photo. Ce torse qui ne sait plus ce que sont des seins. Je suis en culotte devant le miroir. Des angles. Un tableau de Picasso. Décharnée. Je me déshabille, me retourne. Nue. Une dernière photo de dos. Je les publie toutes. Sans filtre. Pas besoin de commentaire. Ma mère rentre et je m’évanouis enfin.                               Depuis cet évènement il y a quelques semaines, ma psy a testé une nouvelle méthode. Une sorte d’hypnose. Il parait que j’ai tremblé, violemment, crié, pleuré. Lorsque j’ai rouvert les yeux, une lame transperçait mon cœur. Je me souvenais de tout. La porte qui grince. Son odeur. Sa main sur ma bouche. Une haleine âcre et vinaigrée qui m’ordonnait de me taire. Il parait que, en moyenne, deux gamins dans chaque classe sont victimes de violences sexuelles. Je n’ai jamais deviné qui était l’autre. Mes photos ont rencontré un certain succès. Le projet n’est pas remis en cause. Au contraire. Il prend une autre dimension. Rien n’a changé si ce n’est que je comprends mieux ma mère. Je réalise aussi qu’au-delà de la communauté, les réseaux sociaux sont une vitrine infinie pour partager ma situation qui est loin d’être unique. Mon corps décharné est désormais une arme qui attire les curieux. Je sais que, pour moi, c’est trop tard. Mon estomac n’accepte plus rien. Mon corps est las. Alors je me donne. Je m’efface pour qu’on ne m’oublie pas. Un anéantissement long mais certain, suivi par des dizaines de milliers d’internautes. Le seul appétit que je retrouve est celui de la vengeance. Je publie mes chroniques, textes et photos à l’appui. Mon seul credo : tout dire. Je profite de ce nouvel écho pour balancer.   Ce cousin d’abord. Son indifférence face à mes non insistants. Ses mains serrées sur mes poignets. Ses allers et venues entre mes cuisses. Le déchirement. La honte. Le silence. Il suffit d’un tag, et sa vie bascule. Il peut se défiler, dénigrer, crier à la diffamation, ses potes et sa femme lui tournent le dos. La déflagration est immédiate. Je dépasse les cent mille abonnés. Je repense à Lydie et c’est à la commu  que j’en veux. Pas à chacun d’entre eux mais à tout le système de cette famille dysfonctionnelle qui n’a que faire de vous. Je reçois beaucoup d’insultes, qui rebondissent sur moi sans m’atteindre. Et plus encore de remerciements et de témoignages similaires. Je me sens utilisée par un fantôme. Par des personnes qui n’existent que derrière leurs écrans, quand elles sont bien réelles. Mise à nue pour vendre. Pour consommer. Un produit. Une crème miraculeuse.  Pour le simple plaisir de nuire. Souillée, encore une fois.        Je me rends compte de toute l’ironie à utiliser l’arme qui m’a blessée mais je n’en connais pas d’autres. Les réseaux vont payer. Je les nomme, les accuse, les dénonce publiquement. Je plains chacun des membres de cette communauté infernale mais les forcer à ouvrir les yeux ne fonctionne pas. Alors je tente de faire interdire leurs groupes sur les réseaux sociaux. Chaque jour, un nom apparait. Je révèle leur identité aux yeux de tous. J’alerte les médias, friands de ces faits divers.        Mais la vengeance est semblable à mes coques de pistache. Sans saveur. J’ai beau tenter de me nourrir, je suis vide.        Alors que l’audience ne cesse d’augmenter, le but néanmoins s’éloigne et devient dérisoire. Ce n’est plus qu’un moyen au service de ma fin. Une pointe d’égo me traverse, je l’avoue. Mon corps faiblit et j’aimerais que l’on se souvienne de moi.        J’ai programmé ma dernière publication, la photo que l’on verra quand je serai partie : debout face au miroir, le balcon en fond, brandissant un magistral doigt d’honneur. Pistache git, inerte, à mes pieds. Sa dernière gamelle aura eu raison de lui.        Le succès de ce post ne consolera pas ma mère. Elle préférerait trouver des pistaches devant sa porte d’entrée.

  • Retraite d’écriture by Christine : retour sur notre première édition

    Du 4 au 6 août 2023, j’ai accueilli dans une abbaye de Sud Charente huit écrivains en herbe venus dans un but commun : se concentrer sur leur production littéraire et avancer le plus possible dans leur projet d’écriture. Retour sur ces trois jours intenses, riches en rencontres et en réflexions sur ce qu’écrire signifie au quotidien. Le silence : une nécessité pour tout écrivain, et tout être humain Depuis une quinzaine d’années, j’ai pris l’habitude de me rendre dans des lieux de culte afin d’y trouver calme, solitude et contemplation. Pourtant, je ne suis d’aucune confession religieuse. En revanche, je suis convaincue que chaque individu a besoin, pour son équilibre, d’une dimension spirituelle. Celle-ci doit passer par le silence et le dénuement matériel. S’éloigner de ses contraintes personnelles ou sortir de son confort habituel, le temps de quelques jours, permet de prendre du recul sur un quotidien devenu routinier, de faire le point sur ses aspirations, et peut-être d’envisager certaines actions pour arriver à un meilleur alignement entre ses valeurs et sa réalité. Pour beaucoup, vivre une retraite spirituelle est une bizarrerie ; pour d’autres, une idée des plus angoissantes. Pour un écrivain, c’est une nécessité. En effet, une fois sorti du brouhaha permanent, l'écrivain accède plus facilement à la patience, au courage et à l'exigence que requiert la pratique de l'écriture. Il peut ainsi s’immerger dans son univers de fiction, déterrer ses idées les plus enfouies, plonger corps et âme dans la création. J’ai toujours été surprise de la générosité avec laquelle on m’a accueillie dans chacun des monastères où j’ai demandé à séjourner. Une fois sur place, j’embrasse avec gratitude et soulagement le fait de redevenir anonyme : un être parmi les êtres, sans aucune autre intention que de se recentrer et d’être à l’écoute de son intériorité. Une retraite d’écriture pour se concentrer sur sa production littéraire Au fil des années est née l’envie d’offrir à d’autres écrivants la possibilité de vivre cette expérience. C’est ainsi que la retraite d’écriture by Christine a vu le jour. Grâce au soutien chaleureux des sœurs bénédictines de l’abbaye de Maumont, j’ai pu concevoir ce nouveau format de stage : 3 jours, 2 nuits, 6 heures d’ateliers, 15 heures d’écriture, et un entretien individuel pour chacun des participants. L’abbaye de Maumont , située au milieu des bois et des vallons de cette verte région, offre non seulement le calme, le confort, mais aussi la beauté du dénuement : ici, pas de superflu. Ce cadre exceptionnel, allié au rythme monacal, est idéal pour revenir à l’essentiel. Un groupe hétéroclite, uni par un même objectif Venus de Belgique, de Suisse, et des six coins de la France, tous sont arrivés à cette première retraite d’écriture avec le sourire et pleins de motivation. Certains avaient déjà suivi des formations en ligne de L'atelier d'écriture by Christine . Quelle joie de les rencontrer en personne, après les avoir accompagnés à distance et par visioconférence ! Pour d’autres, il s’agissait de leur première participation à l’un de mes stages . Des rencontres marquantes, scellées par le souvenir d’avoir passé tout un week-end en communauté, dans ce lieu atypique. Chaque journée a été rythmée par des temps en solitaire (longues plages d'écriture, chacun dans sa chambre individuelle) et des moments en groupe (ateliers de travail et partages plus détendus pendant les repas pris en commun). Chacun est venu à la retraite avec un projet littéraire en cours. Stéphanie travaille sur un roman psychologique, Tatiana sur un roman initiatique, Marie-Laure sur un roman dystopique. Camille a construit son récit autour d’un road trip au Chili. Patricia et Azeddine préparent tous les deux un roman historique, l’un se situant en Irlande, l’autre au Maroc. Marie a choisi de travailler sur un recueil de poèmes, et Christophe, de finaliser son recueil d’anecdotes familiales. La diversité des genres littéraires n’a pas empêché une communion autour de la pratique de l’écriture. Le groupe au complet Une expérience d’écriture immersive, marquante, transformatrice Certains faisaient face à des difficultés techniques : quels personnages garder et lesquels sacrifier ? Quel narrateur ou point de vue narratif choisir pour son récit ? Comment compléter l’arc narratif de son histoire et finaliser son séquencier ? D’autres étaient dans un questionnement sur leur légitimité à s'inscrire dans une pratique littéraire. Pendant les ateliers en groupe et les entretiens individuels, j’ai pu transmettre mon savoir-faire, et surtout, assister à la transformation des apprentis écrivains. L’intensité de l’expérience a permis aux uns et aux autres des prises de conscience rapides et des déblocages qui leur ont permis de faire un pas de géant dans leur écriture. L’une des participantes a même écrit un total de 20 000 mots au cours de cette retraite ! Ainsi, tous sont repartis avec une confiance grandie et la conviction que l’écriture doit occuper une place de choix dans leur vie. Et c’est là ma plus grande satisfaction en tant qu’animatrice et fondatrice de L’atelier d’écriture by Christine : permettre à d’autres de comprendre ce qu’écrire implique, et les encourager à marcher, courir, s’envoler sur ce chemin ! Et la suite ? Pari réussi donc, pour cette première édition de la retraite d’écriture by Christine. La deuxième édition est déjà en cours de préparation. Certains membres de ce premier groupe envisagent déjà de revenir. En attendant de s’offrir une retraite d'écriture et de plonger complètement dans son univers littéraire, le maître-mot, pour quiconque a un projet de livre, est le suivant : ACTION. Que vous consacriez cinq minutes ou une heure par jour à l’écriture, ce qui compte, c’est de passer de l’envie à l’action et, ainsi, de transformer le fantasme en réalité. Ils en parlent mieux que moi ! Camille et Marie racontent comment elles ont vécu la retraite d’écriture by Christine : Lisez également les témoignages écrits des autres retraitants : Un immense MERCI à tous nos participants ! 🌹🙏 Prochaine retraite d’écriture by Christine : pré-inscriptions ouvertes ! Si vous aussi vous voulez vivre cette expérience immersive, dans un lieu exceptionnel, pré-inscrivez-vous dès maintenant car les places sont limitées !

  • Faire relire son manuscrit par des bêta lecteurs

    Nous poursuivons notre série «  Comment augmenter ses chances d’être publié par une maison d’édition à compte d’éditeur  ? » avec ce deuxième billet de blog.   Avant de l’envoyer à des maisons d’édition, il est impératif de faire relire son manuscrit par des bêta lecteurs, pour le soumettre à un regard extérieur. Comme mentionné dans notre précédent article , beaucoup d’écrivains amateurs commettent l’erreur d’envoyer un premier jet, c'est-à-dire un manuscrit qui n’a pas été retravaillé et donc non abouti.   Pourquoi faire relire son manuscrit par des bêta lecteurs ?   Grâce à leur regard extérieur, les bêta lecteurs vous aideront à déceler les faiblesses de votre manuscrit qui vous ont échappé. En effet, ce qui est parfaitement clair pour vous ne l’est pas nécessairement pour les autres. Parfois, les passages dont vous êtes le plus satisfait sont précisément ceux que les lecteurs apprécieront le moins. Recevoir plusieurs avis objectifs sur votre manuscrit est donc nécessaire pour vous assurer de sa clarté et de sa qualité.   Comment choisir ses bêta lecteurs ?   L’idéal est d’être lu par un éditeur, un auteur aguerri ou un relecteur professionnel . Le regard d’un expert est toujours objectif, détaillé, précis et avisé. L’ expérience accumulée par la lecture de centaines de manuscrits permet aux professionnels du métier de porter un jugement affiné, tant sur le plan de la technique narrative que celui de la langue. Ainsi, André Malraux était le bêta lecteur d’Albert Camus pour L’Étranger , et Gustave Flaubert celui de Guy de Maupassant pour l’ensemble de ses écrits.   Avant de demander l’expertise d’un relecteur professionnel, vous pouvez aussi vous tourner vers des personnes qui ne sont pas du métier, et dont vous pensez que la lecture attentive et les retours critiques seront utiles.   ⚠️ La famille et les amis ne sont pas les meilleures personnes à qui demander une bêta lecture. Pourquoi ? Parce que leurs retours seront rarement constructifs, en raison de leur manque d’objectivité à votre égard. A ce stade, vous n’avez plus besoin d’encouragements du type « C’est très bien » ou « J’ai adoré », mais bien d’un œil critique pour déceler les points qu’il reste à retravailler.   Voici quelques conseils pour choisir vos bêta lecteurs :   Le bêta lecteur idéal : lit beaucoup , depuis de nombreuses années. En lui donnant à lire votre manuscrit, vous ne lui demandez pas un effort insurmontable car lire est une seconde nature chez lui. Il sait dire s’il a aimé un livre ou pas, et il peut expliquer pourquoi. possède un esprit critique . Une personne qui vous dit simplement que votre roman est « génial » n’est pas un bon bêta lecteur. Un bon bêta lecteur est capable de vous faire des remarques précises et étayées. Par exemple : « Je ne me suis pas attaché aux personnages car ils n’étaient ni visibles, ni crédibles » ; « Le début était accrocheur, mais à la page 50, mon intérêt a commencé à faiblir. J’ai dû m’accrocher pour poursuivre la lecture, mais ça allait mieux à partir de la page 100 » ; « Parfois, j’ai eu la sensation que c’était l’auteur qui se mettait à parler, et non les personnages ou le narrateur » ; « J’étais perdu dans la chronologie » ; etc. est honnête et sincère . Il ne cherche pas à vous faire plaisir, mais a à cœur de vous aider à écrire le meilleur roman possible. Il sait trouver les bons mots pour critiquer votre livre ; ainsi, vous savez que ce n’est pas vous qu’il juge, mais votre texte.   A quel moment demander une bêta lecture ?   S’il est tentant de partager des extraits de son premier jet avec des proches, dans l’espoir d’obtenir un mot d’encouragement de leur part, cette pratique est déconseillée car elle manque de pertinence.   En effet, recevoir des avis sur un texte qui n’est qu’à l’état d’ébauche, que vous allez retravailler maintes fois avant de lui donner sa forme finale, est contre-productif. Non seulement vous donnez à lire un texte plein de défauts (ce qui n’est pas des plus agréables pour le lecteur), mais en plus, celui-ci risque de vous faire des remarques sur des parties que vous auriez de toute façon retravaillées dans une version ultérieure.   « Je veux que mes erreurs deviennent évidentes pour moi avant que quelqu’un d’autre n’ait à souffrir en les lisant, donc je ne ressens jamais le besoin de faire lire quoi que ce soit avant un long moment. » Jeffrey Eugenides dans une interview pour The Paris Review , août 2011.   Le meilleur moment pour faire lire votre manuscrit est donc celui où vous ne voyez plus ce que vous pourriez améliorer dans votre texte. Vous l’avez déjà tellement relu et retravaillé que vous ne parvenez plus à prendre de recul et à voir les faiblesses restantes.   Combien faut-il de bêta lecteurs ?   Entre trois et cinq bêta lecteurs serait idéal. Obtenir plusieurs avis vous aidera à savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans votre roman. Des avis qui se recoupent sont tout aussi intéressants que des avis tranchés. Par exemple, il se pourrait que vos cinq bêta lecteurs s’accordent à dire que votre scène d’ouverture est accrocheuse ; mais que trois d’entre eux n’aient pas compris le dénouement, tandis que les deux autres l’ont trouvé particulièrement réussi.    Un grand nombre de bêta lecteurs n’est pas utile car vous risqueriez de vous perdre au milieu de toutes les remarques reçues.    Mettez-vous en quête de vos bêta lecteurs :   Dressez une liste des candidats potentiels à cette tâche ardue et gratifiante qu’est la bêta lecture. Pour le moment, soyez exhaustif. Faites un premier tri  : ne retenez que les personnes qui semblent correspondre aux trois critères cités ci-dessus (« Le bêta lecteur idéal lit beaucoup, possède un esprit critique, est honnête et sincère »). Contactez chacune de ces personnes et formulez une demande précise  : expliquez-leur l’importance que ce projet revêt à vos yeux, dites-leur ce que vous attendez d’eux, donnez-leur un délai. Laissez-les libres d’accepter ou de refuser cette mission : un lecteur qui ne s’investit qu’à moitié (par manque de temps, d’intérêt ou de motivation) ne sera pas un bon bêta lecteur.   Et après la bêta lecture ?   Une fois que vos bêta lecteurs vous ont fait part de leurs commentaires, remerciez-les pour leur précieux temps, et soyez ouverts à toutes leurs critiques constructives. Même si certaines remarques ne sont pas agréables à entendre, elles sont toujours destinées à vous faire progresser.   Ensuite, c’est à vous de décider ce que vous choisissez de retravailler ou de laisser en l’état. Vous n’êtes pas obligé de tenir compte de l’intégralité des remarques de vos bêta lecteurs.  Vous pouvez décider d’en intégrer certaines et pas d’autres, en fonction de votre intention de départ. Suivez votre intuition et faites preuve de discernement. Mais gardez toujours à l’esprit que si vos bêta lecteurs ont souligné telle phrase à éclaircir ou tel aspect à développer, c’est que ces points-là nécessitent au moins une nouvelle réflexion de votre part.   Retravaillez votre manuscrit en conséquence. Accordez autant de temps que nécessaire à cette étape. Il est fréquent, et même recommandé, de produire alors plusieurs nouvelles versions de son manuscrit : un deuxième jet pour renforcer les faiblesses structurelles, un troisième jet pour approfondir les personnages, un quatrième jet pour améliorer le rythme, un cinquième pour travailler le style, etc.   *** 💡 Si vous souhaitez apprendre une méthode complète pour retravailler le premier jet de votre manuscrit, nous vous suggérons de suivre la formation «   Retravailler un roman  » : En savoir plus sur nos format 💡 Si vous souhaitez soumettre votre manuscrit à un relecteur professionnel , demandez un devis gratuit pour une analyse détaillée de votre texte : ***   Dans un prochain billet de blog , nous verrons à quel moment envoyer son manuscrit et comment le présenter, pour convaincre une maison d’édition de le publier.

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  • Formation Commencer un roman | L'atelier d'écriture by Christine

    Un atelier incontournable pour construire la trame de son roman, étape par étape, et en écrire le premier jet. 6 semaines, 30 exercices pour une méthode complète. Commencer un roman Une formation incontournable pour poser les fondations d'un roman, construire sa trame et en écrire le premier jet. 6 semaines - 12 participants max - 450 € du 1er juin au 12 juillet / du 28 sept. au 8 novembre Je m'inscris Comment fonctionne "Commencer un roman" ? Du lundi au vendredi, un exercice d'écriture est proposé chaque jour, accompagné de sa fiche explicative ; Vous recevez des critiques constructives de la part de Christine sur certains de vos textes ; En fin de semaine, une visioconférence a lieu, réunissant Christine et le groupe ; Tout au long de la formation, vous pouvez échanger avec les autres participants et poser vos questions à Christine sur un forum de discussion privé. Quel est le programme de "Commencer un roman" ? Semaine 1 : Développer une idée de départ Semaine 2 : Créer des personnages vivants Semaine 3 : Formuler un message clair et marquant Semaine 4 : Faire les bons choix narratifs Semaine 5 : Construire la trame d’un roman Semaine 6 : Ecrire le premier jet d’un roman Quels sont les objectifs de "Commencer un roman" ? Apprendre les techniques narratives qui permettent de construire un roman réussi ; Trouver la structure de son roman ; Exercer sa plume tous les jours grâce aux exercices quotidiens ; Commencer l’écriture du premier jet de son roman. Pour qui est fait "Commencer un roman" ? Toute personne adulte qui souhaite écrire un roman ou des nouvelles longues. Aucune expérience d'écriture créative préalable n'est requise ; cependant, avoir une idée de roman est fortement recommandé. Je m'inscris "Commencer un roman" en détail : L’écriture d’un roman ne se résume pas à développer une idée en composant un texte au fil de l’eau. Pour écrire un roman de qualité, qui convaincra les éditeurs et plaira aux lecteurs, il est nécessaire de connaître les éléments qui constituent une histoire réussie, de lui trouver une structure solide, de maîtriser les techniques de la narration et de les travailler de manière approfondie. Déroulement de la formation : Au cours de cette formation en 6 semaines, vous serez guidé étape par étape pour construire, structurer et écrire le premier jet d'un roman : pitch, intrigue, personnages, trame, points de vue, temporalité, message de l'auteur. Apprenez toutes les techniques narratives qui vous permettront d'écrire un roman captivant. Du lundi au vendredi, vous recevez chaque jour un cours théorique et un exercice d’écriture applicable à votre idée de roman ; Les exercices vous offrent un cadre pour poser les fondations de votre roman, faire les bons choix narratifs et écrire le premier jet de votre manuscrit ; Une fois par semaine, vous avez la possibilité de partager l’un de vos textes, afin de recevoir des critiques constructives de la part de Christine. A la fin de chaque semaine, une visioconférence réunit Christine et les autres participants, afin d’échanger en direct. Ces moments de partage vous permettent de comprendre vos difficultés, consolider votre apprentissage et faire le plein de motivation pour persévérer dans l’écriture, semaine après semaine. Tout au long des 6 semaines, un forum de discussion est à votre disposition pour échanger avec le groupe et poser vos questions à Christine qui vous répond sous 48 heures. "Mon deuxième atelier avec Christine, toujours marqué par le professionnalisme, la disponibilité et la générosité. Avec ce stage intensif de six semaines, on appréhende, dans les meilleures conditions, cette course de fond qu'est l'écriture d'un roman." Jean-Louis Constance "Excellent atelier, bien construit et très abordable pour sa qualité. Après ce stage, je me sens prêt à gravir les montagnes de la création littéraire, sans crainte, avec méthode." Maxime "Les exercices permettent de bâtir la trame du roman, d’esquisser les personnages, les arcs narratifs. Les échanges lors des visioconférences sont constructifs, les critiques très pertinentes, toujours avec bienveillance. A la fin de l’atelier, j’y vois plus clair parce que je dispose de tout un tas d’outils." Fabienne "Cet atelier est exactement ce que je recherchais : des outils pour me permettre de m'organiser et avancer sur un projet aussi volumineux qu'un roman. J'ai appliqué la méthode et je dois dire que ça révolutionne beaucoup mon travail." Lola Gratuit : un exercice de cet atelier. Cliquez sur le cadeau ! Je m'inscris à la formation Formation pour poser les fondations de son roman et écrire le premier jet 6 semaines - à distance du 1er juin au 12 juil. 2026 - € 450 du 28 sept. au 8 nov. 2026 - € 450 J’accepte la politique de confidentialité et les conditions générales de vente Je procède au paiement sécurisé Après mon paiement, je recevrai un mail de confirmation. Merci pour votre inscription ! Vous cherchez une autre formation ? Devenir un écrivain discipliné Retravailler un roman Retraite d'écriture Les conseils d'écriture by Christine Comment écrire un roman ? Ecrire un roman n'est pas chose aisée. On peut avoir le désir d'écrire, mais sans savoir quoi raconter ; ou, au contraire, on a une idée, une anecdote, mais on ne sait pas comment la développer pour en faire une histoire complète. On alors commence plein d'enthousiasme, mais rapidement, on sèche, on abandonne... Comment s'y prendre ? Christine vous donne quelques conseils, authentiques et éprouvés par beaucoup d'auteurs. 1. Au début était le message : avoir quelque chose à dire Tout commence par une idée, une conviction, une indignation : un message à transmettre. Vous n'avez rien à dire au monde ? Passez votre chemin ! Au contraire, vous voulez hurler votre amour, votre colère, partager votre vécu, votre connaissance du réel ? Vous êtes en bonne voie. Réfléchissez à vos valeurs, à ce qui vous passionne. Quelles sont vos sources d'inspiration ? Qu'aimez-vous lire ? Quel genre vous attire le plus ? Quels auteurs ou quelles œuvres vous enthousiasment ? Les grands thèmes de la littérature (l'amour, les relations humaines, le pouvoir, la mort...) ne sont pas des figures imposées par les « classiques », mais des interrogations universelles de l'humanité. Développez votre idée en récit. Une fois l'idée générale trouvée, demandez-vous : Quels sont les personnages principaux ? Quelles péripéties vont-ils traverser ? Y a-t-il un conflit central ? Où et quand se déroule l'histoire ? Créez un plan, même sommaire. Certains écrivains préfèrent une structure narrative détaillée avant de commencer, d'autres se lancent et construisent au fur et à mesure. Trouvez ce qui vous convient le mieux. Dans tous les cas, vous ne pourrez pas vous lancer « la fleur au stylo » ! Un écrivain professionnel se distingue d'un amateur par la construction de son intrigue. Ce plan d'écriture doit inclure les grands arcs narratifs, les points clés de l'intrigue et l'évolution des personnages. 2. Un objectif essentiel au romanesque : bien définir ses personnages Des personnages bien construits sont le cœur de toute histoire. Ce sont eux qui marqueront le lecteur, qui feront qu'il se souviendra du livre. Rendez-les crédibles. Un personnage de fiction, même imaginaire, fantasmé ou irréel, ne veut pas dire non-crédible. Qu'ils soient les protagonistes centraux de votre récit, ou des personnages secondaires ou tertiaires, vous devez vous interroger sur leurs motivations, leurs peurs, leurs faiblesses. Comment évoluent-ils au fil de l'histoire ? Construisez une fiche par personnage pour ne pas perdre en cohérence. Donnez-leur des voix uniques. Chaque personnage doit avoir sa propre manière de parler et de penser. On doit pouvoir identifier chaque personnage grâce à des caractérisations spécifiques : une voix unique, reconnaissable immédiatement dans un dialogue ; un aspect du personnage qui n'est pas seulement sa taille ou sa manière de se vêtir. 3. Le plaisir de beaucoup d'auteurs : créer un univers riche Que votre roman soit ancré dans la réalité ou qu'il se déroule dans un monde imaginaire, que l'histoire se développe aujourd'hui ou dans une période historique bien déterminée, l'univers écrit et décrit doit être complexe, subtile, cohérent et immersif. Faites des recherches si nécessaire. Si l'histoire se déroule dans un lieu ou une période historique spécifique, assurez-vous d'être précis. N'inventez pas. Ne faites pas dans l'à peu près. Décrivez sans alourdir. Un texte de fiction bien mené trouve son équilibre dans une combinaison de descriptions, de dialogues, de monologues intérieurs, de moments d'action. Les dialogues ne doivent jamais être gratuits, mais utiles au récit. Les émotions des personnages, comme les descriptions, doivent servir l'histoire et aider le lecteur à s'immerger, sans le noyer sous une avalanche de détails inutiles. Surtout, l'action doit être la priorité de l'auteur : toujours « montrer » et non se contenter de « dire ». C'est la fameuse technique du Show, don't tell. Utilisez vos cinq sens. La littérature n'est pas le cinéma. On n'écrit pas qu'en images. L'écrivain mobilise toutes les sensations. Mobilisez donc toutes les possibilités sensorielles de l'art littéraire : les odeurs, les goûts, les sons, les textures... 4. Une exigence incontournable : écrire régulièrement Tous les écrivains l'affirment : la régularité est la clé. Être écrivain, c'est écrire tous les jours. Emile Zola reprend à son compte le vieil adage latin : « Pas un jour sans une ligne ». Dans Les Mots , Jean-Paul Sartre s'étonne même qu'on veuille être écrivain sans y consacrer tout son temps. Avant d'être l'égal de ces écrivains majeurs, promettez-vous de ne pas passer une journée sans écrire, même s'il ne s'agit que de cinq minutes par jour. Cette discipline vous sauvera ! Pour y arriver : Fixez-vous un objectif réaliste. Que ce soit un certain nombre de mots par jour, une heure d'écriture, ou un chapitre par semaine, l'important est de s'y tenir. Trouvez votre moment idéal. Certains sont du matin, d'autres du soir, pourquoi pas de la nuit. L'important est de trouver le créneau où vous êtes le plus productif. Celui aussi où vous ne serez dérangé par rien ni personne. Ne cherchez pas la perfection. Enfin, pas tout de suite ! Le premier jet n'est jamais parfait. L'objectif est de coucher l'histoire sur le papier. Produisez de la matière, produisez comme un bon artisan qui ne craint pas la répétition et le travail. Vous aurez tout le temps de peaufiner plus tard. 5. Un souci particulier : celui de la langue La langue, quelle qu'elle soit, est votre outil et votre matériau. Apprenez à la maîtriser, jouissez de ses possibilités, inventez-la à votre tour. Avoir du style, ce n'est pas rechercher de grands effets linguistiques souvent lourds, ampoulés, faux. Un style littéraire c'est la voix de l'auteur qui parle et que l'on reconnaît aussitôt. C'est également sa capacité à plier la langue suivant ses volontés, avec simplicité et efficacité, sans manière ni pédanterie. Cherchez le dépouillement plutôt que l'exhaustivité ; le mot juste plutôt que la multiplication d'adjectifs ou d'adverbes approximatifs. Réapprenez sans cesse votre propre langue d'écriture. Grammaire, syntaxe, conjugaison, orthographe, ponctuation, vocabulaire... Vous devez tout manipuler avec aisance et dextérité. Aucune faute ne sera tolérée : ni de concordance des temps, ni d'anglicisme (si vous écrivez en français). Le dictionnaire est votre ami, ainsi que le Bescherelle, le Bled... Fuyez les expressions toutes faites, les lieux communs, les métaphores clichées. Il s'agit de raccourcis, lus mille fois, qui ne font pas honneur à votre style. Comme disait Jules Renard, « L'écrivain doit créer sa langue et ne pas se servir de celle du voisin. » La forme et la présentation de votre texte aussi sont importantes. Il existe des règles typographiques, de police de caractère, de mise en page des dialogues, etc. qu'il faut connaître. On ne saute pas une ligne pour le plaisir. Les paragraphes doivent avoir du sens. Ces conventions-là aussi s'apprennent. 6. Avant la publication : rechercher les relecteurs et accepter les retours C'est une étape cruciale pour améliorer votre texte. Lisez-vous, relisez-vous, soyez votre propre critique. Mais il est encore plus important de faire lire et relire vos productions à des tiers compétents (les membres de votre famille seront souvent trop indulgents). Trouvez des bêta lecteurs, constituez un groupe de writing buddies ; c'est-à-dire des partenaires d'écriture qui ont le même souci que vous d'une écriture exigeante et aboutie. Ne vous braquez pas si les critiques ne sont pas à la hauteur de vos espérances. Accueillez avec lucidité et humilité les remarques, même les plus cruelles à vos yeux. Vous choisirez de les suivre et de modifier votre texte en conséquence... ou pas. Vous restez maître de votre manuscrit ! Laissez reposer votre manuscrit. Une fois votre premier jet terminé, prenez du recul pendant quelques jours ou semaines. Vous aurez un regard plus neuf en le relisant. Lisez ton roman à voix haute. Faites passer votre texte à l'épreuve du "gueuloir" comme Gustave Flaubert. Cela vous aidera à repérer les phrases lourdes, les répétitions et les problèmes de rythme, à valider l'authenticité d'un dialogue... Faites relire votre manuscrit par des lecteurs de confiance. Choisis des personnes bienveillantes mais honnêtes, capables de vous donner des retours constructifs. Expliquez-leur ce que vous attendez d'eux. Donnez-leur un délai pour ce travail. Soyez ouvert aux critiques. Ce n'est jamais facile d'entendre des retours négatifs, mais ils sont essentiels pour progresser. Ne tenez pas trop compte des remarques positives : elles sont flatteuses mais n'aident pas à avancer. Ne prenez pas les critiques personnellement ; elles visent votre texte, pas votre personne. Dans tous les cas, les retours intéressants seront ceux qui sont précis, étayés et constructifs. 7. Si vraiment l'écriture est la passion de votre vie : persévérez et ne désespérez pas Sachez-le : vous avez choisi une tâche ardue ! Écrire un roman est un marathon, pas un sprint. Il faut généralement plusieurs années de travail avant d'aboutir à un roman digne d'être lu. Il y aura des moments de doute. Ceux-ci sont tout à fait normaux voire sains. Ne vous découragez pas. Raccrochez-vous à votre routine d'écriture ; la discipline de l'écrivain vient à bout de la plupart des crises de confiance ou de créativité (peur de la page blanche, blocage, manque d'imagination, lassitude...). Célébrez chaque petite victoire. Chaque chapitre écrit, chaque page relue, est une étape importante. Appréciez l'avancée, même lente, de votre projet. Au fond, ce que l'écrivain aime, c'est cette écriture difficile qui produit une œuvre, pas le résultat, c'est-à-dire le livre publié, le travail fini. Alors prêts ? Ecrivez ! 🖋️

  • Formation Devenir un écrivain discipliné | L'atelier d'écriture by Christine

    Ce stage en ligne est LE remède à la procrastination ! 6 semaines et 42 exercices pour mettre fin à la page blanche et créer une solide routine et écrire chaque jour Devenir un écrivain discipliné Un stage intensif pour ancrer durablement l'écriture dans son quotidien et apprendre à écrire de façon organisée et disciplinée. 6 semaines - 12 participants max - 450 € du 30 mars au 10 mai / du 20 juil. au 30 août Je m'inscris Comment se déroule la formation ? Chaque jour, vous recevez un exercice d'écriture et sa fiche explicative ; Certains de vos textes sont lus et commentés par Christine ; En fin de semaine, une visioconférence animée par Christine a lieu en direct ; Tout au long de la formation, vous pouvez échanger avec les autres membres du groupe et poser vos questions à Christine sur un forum de discussion privé. Quel est le programme de la formation ? Semaine 1 : Déterminer son objectif Semaine 2 : Comprendre ce qui empêche d’écrire Semaine 3 : Faire de l’écriture une priorité Semaine 4 : En finir avec les excuses et les distractions Semaine 5 : Persévérer et combattre la procrastination Semaine 6 : Être un écrivain productif chaque jour de sa vie Quels sont les objectifs de la formation? Réfléchir aux profondes motivations qui vous poussent à écrire ; Comprendre les freins qui vous ont bloqué dans l’écriture jusqu’ici ; Organiser votre quotidien pour écrire régulièrement voire tous les jours ; Mettre en place de nouvelles habitudes d'écriture ; En finir avec la procrastination et terminer vos écrits ; Envisager l’écriture comme une philosophie de vie. Pour qui est faite la formation ? Toute personne adulte qui envisage d'écrire un livre (tous genres confondus) et qui souhaite mettre en place une solide routine d'écriture. Toute personne intéressée par l'écriture et curieuse du métier d'écrivain. Aucune expérience d'écriture créative n'est nécessaire ; cependant, avoir un projet de livre ou d'histoire peut s'avérer utile. Je m'inscris "Devenir un écrivain discipliné" en détail : Devenir écrivain est tout à fait compatible avec le fait d’avoir un emploi à temps plein. On l’ignore souvent, mais 98% des auteurs publiés exercent un autre métier en parallèle de leur activité littéraire. Ainsi, il n’est pas nécessaire de tout plaquer pour devenir écrivain . En revanche, écrire un livre ne s’improvise pas. Cela demande d’envisager l’écriture comme une activité sérieuse, qui exige temps, travail, engagement et discipline. Déroulement de la formation : Cette formation de 6 semaines offre un programme complet pour ancrer durablement la pratique de l'écriture dans son quotidien. Elle met l’accent sur tous les aspects concrets du métier d’écrivain : organisation pour dégager du temps et écrire tous les jours, routine d'écriture pour mettre en place une solide discipline , exercices pour développer sa créativité, méthodes pour vaincre le syndrome de la page blanche et la procrastination. Chaque semaine, notre formatrice Christine vous propose une mission à accomplir. Chaque jour, vous recevez une consigne d'écriture, accompagnée de son cours théorique, afin de mettre en place une nouvelle habitude d’écriture. Les exercices vous offrent un cadre pour mener à bien votre mission. Une logique de progression vous permet de monter en puissance au fil des semaines. Une fois par semaine, vous avez la possibilité de partager l’un de vos textes , afin de recevoir des critiques constructives de la part de Christine. A la fin de chaque semaine, une visioconférence réunit Christine et les autres participants, afin d’échanger en direct. Ces moments de partage vous permettent de faire le plein de motivation pour persévérer dans l’écriture, semaine après semaine. Tout au long des 6 semaines, Christine vous fait part de son expérience d’écrivain, répond à toutes vos questions et vous encourage jour après jour dans votre propre pratique d’écriture. "La formation a largement dépassé mes attentes. Je participe à des ateliers d'écriture depuis plus de 30 ans et celui-ci reçoit clairement la palme d'or !" Claire-Elise "De loin un des meilleurs stages de ma vie. Très différent de tous les ateliers d'écriture auxquels j'ai participé, il fait de la procrastination un mot du passé et permet de se recentrer sur son désir d'écriture." Ramin Stéphanie "Le stage nous permet de déchiffrer nos blocages et de les briser. Christine nous pousse à l’action, à ne plus tergiverser et à placer l’écriture au centre de notre vie, si tel est notre objectif." Anaïs "Ce stage intensif est très bien conçu. Il donne tous les outils pour surmonter les obstacles que tout écrivain, qu'il soit débutant ou confirmé, rencontre un jour ou l'autre. Un joyau brut que cet atelier !" Damien Gratuit : un exercice de cet atelier. Cliquez sur le cadeau ! Je m'inscris à la formation Stage intensif pour devenir un écrivain discipliné 6 semaines - à distance du 30 mars au 10 mai 2026 - € 450 du 20 juillet au 30 août 2026 - € 450 J’accepte la politique de confidentialité et les conditions générales de vente Je procède au paiement sécurisé Après mon paiement, je recevrai un mail de confirmation. Merci pour votre inscription ! Formulaire d'inscription Vous cherchez une autre formation ? Commencer un roman Retravailler un roman Retraite d'écriture

  • Formation Retravailler un roman | L'atelier d'écriture by Christine

    Une méthode complète pour retravailler un roman, dans sa globalité et dans le détail, afin d'augmenter ses chances d'être repéré par un éditeur. Retravailler un roman Une formation exigeante pour retravailler un manuscrit, et comprendre les attentes des lecteurs et des éditeurs. 6 semaines - 12 participants max - 450 € du 9 novembre au 20 décembre 2026 Je m'inscris Comment fonctionne "Retravailler un roman" ? Du lundi au vendredi, une consigne d'écriture est proposée chaque jour, accompagnée de son cours théorique ; Vous recevez des retours constructifs de la part de Christine sur certains de vos exercices ; En fin de semaine, une visioconférence réunissant Christine et le groupe vous permet de consolider votre apprentissage ; Tout au long de la formation, un forum de discussion est à votre disposition pour échanger avec les autres participants et poser vos questions à Christine. Quel est le programme de "Retravailler un roman" ? Semaine 1 : Renforcer la structure du manuscrit Semaine 2 : Elaguer pour améliorer Semaine 3 : Corriger les erreurs de narration Semaine 4 : Rendre les personnages inoubliables Semaine 5 : Travailler le style Semaine 6 : Se préparer à la publication Quels sont les objectifs de "Retravailler un roman" ? Retravailler son manuscrit dans sa globalité et dans le détail ; Elaguer le superflu pour éclaircir le propos ; Traquer les erreurs narratives, les corriger, pour rendre son roman cohérent et solide ; Aboutir à un roman marquant et inoubliable pour les lecteurs ; Mettre toutes les chances de son côté de convaincre un éditeur. Pour qui est fait "Retravailler un roman" ? Toute personne adulte ayant terminé l'écriture d'un roman ou d'un premier jet, et qui souhaite le retravailler avant d'envoyer son manuscrit à des éditeurs ou de l'autoéditer. Je m'inscris "Retravailler un roman" en détail : Un roman réussi, qui convaincra les éditeurs et qui plaira aux lecteurs, est souvent le fruit d'un long travail d'écriture, et surtout de réécriture. L'écrivain Haruki Murakami, dans son livre Profession romancier (2017), explique que pour chaque roman, il réalise un premier jet, puis six réécritures pour que le texte soit réellement abouti. En effet, l'aspirant romancier ne peut se contenter d'un seul premier jet pour obtenir un roman de qualité. Retravailler son manuscrit dans sa globalité et dans le détail est nécessaire pour en éliminer les faiblesses structurelles, les erreurs narratives et les incohérences, et arriver à faire germer un style. Déroulement de la formation : Cette formation de 6 semaines propose une méthode complète pour retravailler un manuscrit. Elle permet de comprendre les faiblesses de son roman, tant dans la structure que dans le style, et de les corriger. L'objectif est d'obtenir un texte abouti afin de convaincre une maison d'édition de publier son roman . Du lundi au vendredi, vous recevez chaque jour un cours théorique et un exercice d’écriture applicable à votre roman. Les exercices vous offrent un cadre pour corriger, retravailler et améliorer votre roman, afin de vous préparer à la publication. Une fois par semaine, vous avez la possibilité de partager l’un de vos textes, afin de recevoir des retours constructifs de la part de Christine. A la fin de chaque semaine, une visioconférence réunit Christine et les autres participants, afin d’échanger en direct. Ces moments de partage vous permettent de mieux comprendre les faiblesses de votre manuscrit, d'obtenir plus de conseils pour les retravailler et de faire le plein de motivation pour persévérer dans l’écriture, semaine après semaine. Tout au long des 6 semaines, un forum de discussion est à votre disposition pour échanger avec le groupe et poser vos questions à Christine qui vous répond sous 48 heures. "Le programme est de grande qualité. Les retours sur les exercices d’écriture sont bienveillants et permettent d’éclaircir ses points faibles. Christine nous donne de nombreuses pistes d’amélioration." Jean-Baptiste "Pour tous ceux qui veulent écrire un roman, voici la bonne adresse. Grâce à l’encadrement professionnel de Christine et ses commentaires constructifs, mon manuscrit a vu le jour !" May Marlène "Mon neuvième atelier avec Christine ! Grâce à ses conseils judicieux, j’ai progressé, gagné en confiance et me suis affirmée. Je ne la remercierai jamais assez. Pour ceux qui hésitent encore, allez-y, vous ne le regretterez pas." Myriam Gratuit : un exercice de cet atelier. Cliquez sur le cadeau ! Je m'inscris à la formation Formation pour retravailler un manuscrit et comprendre les attentes des éditeurs 6 semaines - à distance du 9 nov. au 20 déc. 2026 - € 450 J’accepte la politique de confidentialité et les conditions générales de vente Je procède au paiement sécurisé Après mon paiement, je recevrai un mail de confirmation. Merci pour votre inscription ! Formulaire d'inscription Vous cherchez une autre formation ? Devenir un écrivain discipliné Commencer un roman Retraite d'écriture

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